Un sac sur le dos
François

Après un premier article spécial voyage, COVID et confinements, voici la suite promise. On va parler émotions, manque, déprime, incertitude… Bref, toute la palette (pas forcément très agréable) que nous pouvons vivre depuis une année. 

Un programme pas très engageant… mais promis, ça va faire du bien !

Vos émotions sont légitimes

Je l’ai dit, je le redis parce que c’est important : 

Toutes les émotions sont légitimes. 

Toujours. Nous sommes des êtres uniques. Nous vivons peut-être la même chose à l’extérieur, mais à l’intérieur, chacun·e vit sa réalité à sa façon. Car nous sommes des êtres complexes. Et nos émotions sont complexes, elle aussi. Nous pouvons être à la fois reconnaissant·es et tristes, nostalgiques et angoissé·es…

Je pense que cette période bizarre est extrêmement propice aux émotions multiples. Bien sûr, je me sens reconnaissante d’être en bonne santé et d’avoir ma famille avec moi. Que nous allions bien, que nous ayons un toit au-dessus de nos têtes… Je suis heureuse, quand je vois mon enfant sourire, quand je partage un moment de rire avec mon amoureux… Mais ça ne m’empêche pas de ressentir d’autres émotions. Des émotions désagréables, comme : la tristesse, le manque, l’ennui, la nostalgie, le vide…

Exit émotions négatives… et positives !

Je parle d’ « émotions désagréables », et non « négatives ». Le vocabulaire est important, car il reflète notre façon de voir le monde. Et les émotions ne sont pas négatives en soi. Les émotions, agréables et désagréable, sont utiles. Ce sont des messagers de nos mondes intérieurs. Elles nous parlent de nous, de qui nous sommes, de ce que nous ressentons, de nos besoins.

J’ai reçu énormément de messages suite à mes stories « bad mood » pendant cette étrange période. Énormément de voyageur•euses qui me disaient être en manque de voyage, mais osaient à peine le dire. C’est pour ça que j’écris cet article aujourd’hui, pour elleux, pour vous. TOUTES les émotions sont légitimes. Vous avez le droit de ressentir ce que vous ressentez.

En manque de voyage… mais en manque de quoi ?

Maintenant que nous avons parlé des émotions autour du manque de voyage et de leur acceptation en ces temps particuliers COVID et confinements… J’aimerais vous aider aller un peu plus loin.

Parlons de ce manque autour du voyage. En manque de voyage, mais en manque de quoi exactement ?

Que représente le voyage pour vous ? 

Qu’est-ce qui vous manque dans le voyage ?

Il n’y a pas de réponse unique, le voyage peut représenter :

Qu’est-ce que le mot voyage veut dire pour vous ? 
Qu’est-ce qu’il fait raisonner en vous ?

Comment (bien) se poser cette question ?

Je vous invite à vous poser sérieusement cette question. Creusez ! Vous pouvez, par exemple : 

Un manque, un besoin

J’espère que cette réflexion vous permettra d’apprendre à mieux connaitre votre « besoin de voyage » et à le décortiquer. On peut visualiser son besoin de voyage comme une grande montagne, faite de plein de pierres différentes, plein de « sous-besoins ».

Cela vous donnera peut-être l’occasion de vous dire : 

Tiens, ce besoin là (mon besoin de découverte, d’apprendre, de mouvement…), je peux peut-être le rencontrer, au moins en partie, tout en n’étant pas en voyage avec telle activité…

Car si un manque est associé à un besoin, il n’y a pas forcément une seule façon de répondre à ce besoin. Une équation qui peut se résoudre avec de la créativité et l’adaptation !

Puis-je trouver une autre façon de satisfaire ce besoin ?

Besoins, valeurs et alignement

Répondre à ses besoins n’a rien d’anecdotique. Bien sûr, certains besoins sont, sur le court terme, plus urgents que d’autres. Respirer, dormir… sont des besoins vitaux. Mais sur le long terme, tous nos besoins sont importants pour nous sentir bien, en alignement. 

Nos besoins touchent à nos valeurs, à nos représentations de la vie. Alors, n’ayez pas peur de parler de vos émotions, de réfléchir à vos besoins et de chercher à en prendre soin. 

Ainsi, un petit pas à la fois, vous vous reconnectez à vos valeurs, à ce qui vous fait vibrer, à ce qui donne du sens à votre existence… à vous !

A vous la parole ! Votre manque de voyage…

Je suis curieuse, j’aimerais savoir, après avoir lu cet article ou après avoir poussé la réflexion… 
Quels besoins avez-vous identifiés derrière votre amour du voyage ? Quelles idées avez-vous pour rencontrer ces besoins en mode sédentaire ? Partagez-moi vos idées dans les commentaires (je vous partagerai les miennes dans un prochain article !).

2 réponses à “En manque de voyage : comment survivre (mentalement) au confinement ?”

  1. Bonjour, pour ma part je dirais que les besoins identifiés derrière l’amour du voyage sont la découverte/la nouveauté, le contact avec la nature et le changement de rythme de vie (ralentir, s’écouter plus). En mode sédentaire pour répondre à tous ces besoins à la fois (je m’en rends compte en l’écrivant), je me suis mise au jardinage, et ça marche plutôt bien. Pour le côté découverte, j’ai aussi rallumé ma télévision pour suivre des émissions liées au voyage, je pense à Echappées belles en particulier ;-). Heureuse de vous relire à nouveau sur ce blog.

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