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Un sac sur le dos Un sac sur le dos
Amandine

Angkor : cerise sur le gâteau de ce voyage  ! Angkor est la raison qui nous a fait choisir le Cambodge parmi tous les pays d’Asie. C’est aussi Angkor qui a guidé notre itinéraire, avec un premier circuit vers les temples éloignés, perdus dans la jungle, pour terminer en beauté, avec le plus spectaculaire : les temples d’Angkor !

C’était comme un film que l’on attend pendant des mois et dont on entend que des bonnes critiques, la réalité nous a rattrapés… et déçue. Oui, Angkor a été une véritable désillusion !

Je vous dévoile ici pourquoi j’ai été déçue par ma découverte d’Angkor, cité grandiose pleine de contrastes… Ça commençait pourtant si bien !

Les 8 raisons de ma déception à Angkor

  1. Le touriste est une sardine

    Trop de tourisme tue le tourisme ! Je savais qu’il y avait du monde sur le site d’Angkor… mais à ce point-là : c’est inimaginable ! Moi qui déteste les foules et fuis les soldes et autres cohues, j’ai été servie.

    Repris dans la liste du patrimoine en péril pendant 10 ans, Angkor s’est vu porter 1.001 attentions afin de lutter contre le pillage et mettre en place des mesures pour sa conservation (entendez par-là reconstitution) et sa préservation.

    Ce travail a tellement été couronné de succès qu’Angkor devint rapidement un site incontournable de l’UNESCO, à voir au moins une fois dans sa vie. Depuis, chaque année, le nombre de touristes fréquentant Angkor grimpe de 25 % ! On estime qu’il devrait y avoir 4 millions de touristes en 2014, ce qui signifie un peu moins de 11.000 par jours… en moyenne.

    Difficile de pouvoir apprécier la beauté des lieux et ressentir l’ambiance mystique des ruines avec des centaines de personnes se souciant uniquement de pouvoir poser devant telle porte ou telle sculpture, et de repartir aussi vite.

    Lors de ma visite du Machu Picchu, il y avait bien sûr beaucoup de monde, mais 100 fois moins (proportionnellement par rapport à la taille du site) qu’à Angkor ! Voir les ruines dans ces conditions devient juste intenable. Espérons que l‘on trouve un moyen de réguler les entrées, en mettant par exemple un nombre limité de visiteurs par jour (comme au Machu Picchu).

  2. Le touriste est un pigeon

    Qui dit touriste dit argent ! À partir du moment où un site est fréquenté par des portefeuilles ambulants, lâchant les dollars comme s’ils les pondaient, il est bien compréhensible de voir les locaux tenter d’en avoir « leur part ». Ainsi, les stands pour touristes, avec systématiquement les mêmes babioles de souvenirs, les mêmes t-shirts à des prix exorbitants, et les bouteilles d’eau à 4 fois le prix.

    Et encore, les prix des Pass ont diminué : il y a quelques années, ils coutaient 3 fois le prix actuel ! (Pass 1 journée :  20 USD ; 3 jours : 40 USD ; 7 jours : 60 USD).

  3. Le touriste est un mouton

    Le touriste est décidément un drôle d’animal : après sardine et pigeon, voilà qu’il se prend pour un mouton. Le touriste suit, certains appréciant se déplacer en masse dans des cars bondés de compatriotes venus l’assister dans son invasion des ruines.

    Heureusement, pour qu’il ne se perde pas, le touriste-mouton est bien encadré, suivant le petit chemin balisé. Se perdre dans les ruines et pouvoir découvrir les choses par soi-même serait trop aventureux.

    C’est un point que j’ai fort apprécié lors de la découverte des temples éloignés : la liberté d’explorer dans le sens que l’on veut, au rythme que l’on veut.

  4. Le touriste tombe dans le panneau

    Le nombre de panneaux d’interdiction sur les sites m’a tout bonnement frappé : cela va du simple « attention la tête » à « sens interdit », « sens de la visite », « zone interdite », « travaux », « chapeau interdit »… Sur certains sites, il y en a partout !

    Sans compter le règlement abusif : comme pour visiter une église, il faut se couvrir les jambes et les épaules et se découvrir la tête. Peu importe que l’on soit dans une file d’une dizaine de minutes sous un soleil de plomb, une charmante employée du site restera à côté de vous en élevant la voix à chaque sommation jusqu’à ce que vous vous découvriez le crâne !

    Et ce n’est pas tout. Mauvaise nouvelle pour toutes les voyageuses : l’astuce du foulard est ici interdite ! Pourquoi, ça je ne sais pas. Mais il est explicitement demandé, dessins à l’appui de ne pas se couvrir les épaules avec un châle. Jusqu’où va-t-on aller ?

    Angkor, Cambodge
    Chapeaux interdits pour attendre dans la file pour monter à Angkor Vat

    Ce règlement semble d’autant plus abusif qu’il est en total paradoxe avec les gravures qui ornent ces murs, laissant libre cours à la nudité des gracieuses apsaras… à moins qu’elles ne doivent penser à se couvrir à l’avenir, elles aussi ?

  5. Le sacré à la mode

    Si l’on raconte que certains temples étaient encore fréquentés par des moines bouddhistes, la majorité de la cité d’Angkor était (et est toujours) « un gros tas de ruines abandonnées ». Mais, sans doute car cela n’est pas assez vendeur, il a fallu que l’on ajoute (ou fasse revivre) une aura sacrée autour de ces vieilles pierres, et ce depuis 2 ans environ.

    Ainsi, des moines priant (et mendiant) se trouvent au centre des principaux temples, proposant encens et bracelets pour quelques billets.

    Il n’est plus question de visiter des citées déchues, mais bien des lieux emprunts de religion. On ne vient pas seulement en quête d’histoire, mais de spiritualité.

    C’est pourquoi il est indécent de se promener épaules et genoux dénudés… chose qui n’a jamais posé de problème lors de nos précédents voyages : jamais je n’aurai imaginé me couvrir les épaules au Machu Picchu comme on rentre dans une église… et pourtant !

    Certains moines sont présents sur le site d’Angkor. Je me suis un peu renseignée, questionnant les locaux sur place : n’importe qui devient moine, pour quelques jours ou quelques années, c’est un passage obligé dans leur vie religieuse. Cela démystifie le côté emprunt de sagesse du moine : ce sont des hommes comme nous en croisons des dizaines dans les rues, les habits oranges en plus et les cheveux en mois.
    Certains moines se trouvent donc sur le fameux site, reflétant dans leurs attitudes la philosophie de leur religion… et d’autres paraissent juste être des « faux moines », des personnes déguisées afin de poser sur la photo. Certains avec un piercing dans le nez et des tatouages, d’autres invectivant les passants gaiement, ou s’improvisant un jeu de lancer de chaussures dans les escaliers de « leurs ruines sacrées »…

  6. Le temps c’est de l’argent

    Emporté par la foule : le touriste mouton est emporté par la marrée de visiteurs.

    Angkor, Cambodge
    Foule s’amassant dans le sentier de visite du site de Banteay Srei

    Et s’il résiste, décide de s’accrocher pour prendre son temps, observer les ruines en détail ou avoir l’audace de prendre une photo, il est rappelé à l’ordre ! Nous avons ainsi été témoins d’une scène ahurissante, où un garde du temple de Benteay Srei invectivait un touriste qui osait s’arrêter « trop longtemps » (sans doute ont-ils des chronomètres et un temps délimité de pause autorisée) pour prendre une photo :

    – Monsieur, s’il vous plait, veuillez avancer
    – Mais je prends juste un photo, encore un instant
    – Non monsieur, ce n’est pas possible, il faut avancer, c’est « rush hour » (heure de pointe) !

  7. Des ruines martyrisées

    Les temples d’Angkor, comme ceux plus éloignés, sont en souvent en piteux état : moins victimes du temps que de l’homme. La guerre, les Khmers Rouges et leur volonté d’enlever toute trace d’histoire, les pilleurs… ont enlevé les belles pièces, détruit les visages des statues, comme on enlève les garnitures à un bon gâteau. Sans compter certaines statues que l’on peut admirer dans le musée national à la capitale et dans d’autres musées dispersés dans le monde, comme à New York. Il ne reste à Angkor que la croute, trop dure pour en apprécier la finesse originelle.

    Angkor, Cambodge
    Gardien de la porte décapité

    Malheureusement, les affres du temps se manifestent de plusieurs manières, comme l’oubli : nous avons oublié les techniques utilisées lors de la conception et la réalisation des temples d’Angor. Ainsi, des archéologues et ouvriers en restauration du temple, avec leurs bonnes intentions, n’ont pas toujours la main heureuse, et détériorent parfois un savoir-faire, causant des dégâts irréparables, suite à une méconnaissance et mauvaise compréhension du génie de l’architecture angkorienne.

  8. Des ruines malmenées par la foule

    Les foules, toujours plus nombreuses, venant visiter les ruines sont également à la base d’un danger pour ces temples. On connait tous le danger de la fréquentation touristique au Machu Picchu, mais on parle beaucoup moins de son pendant cambodgien.

    Les pas de ces hordes de touristes exposent les pierres à une érosion accélérée, encore plus destructrice que les siècles d’abandon.

    Si c’est sans doute le plus visible, ce n’est pas le seul désastre causé par le tourisme de masse. Siem Réap, ville située aux abords d’Angkor, s’est peu à peu transformée pour correspondre aux attentes des touristes en tous genres : hôtels de luxe, piscines, eau courante et chaude, airco, électricité… Tout le confort dont ne bénéficient pas les locaux ! La consommation en eau des touristes est donc bien plus élevée que celle des Cambodgiens. Et pour aggraver le tout, la saison haute touristique se produit à la saison sèche…
    Ainsi, pour répondre aux besoins des touristes, l’eau est pompée dans les eaux souterraines, vidant les aquifères et fragilisant le terrain sablonneux sur lequel est bâti la citée d’Angkor.

    L’essor de la ville a aussi provoqué une forte augmentation de la pollution, contribuant à l’érosion et la décoloration des pierres.

    Et tout cela sans parler des visiteurs peu respectueux, pour ne pas dire criminels, qui taguent certaines pierres, histoire d’immortaliser leurs noms aux côtés de belles apsaras.

    Angkor, Cambodge
    Graffiti dans le temple central d’Angkor Vat

Angkor : un Disneyland en perdition

Vous l’aurez compris, j’ai vécu une réelle désillusion à Angkor. Plus je vieillis, plus je voyage, plus je vis des désillusions. C’est à en avoir peur de voyager et de découvrir les sites « pour de vrai » : seront-ils les mêmes que dans les reportages que je regarde ? Auront-ils ce parfum de mystère qui englobe tout site archéologique ? Ou une masse de touristes fera-t-elle disparaitre cette aura au profit d’hôtels à airco et de petits vendeurs aux litanies « one dollar » incessantes ?

Tout voyageur est un moment ou l’autre confronté à la question, tiraillé entre la volonté de découvrir et la peur d’être déçu. Et à ce dilemme s’ajoute un second, plus éthique : visiter versus préserver ? Succomberons-nous toujours à cette pulsion égoïste de vouloir voir le monde par ses propres yeux ? Où déciderons-nous de boycotter la visite d’un site, vu le danger engendré par le tourisme de masse ? Mais que représente le positionnement d’une personne à ce niveau : une goutte dans l’océan des touristes ?

Et vous, vous êtes-vous déjà retrouvés face à ce genre de réflexions ? Quels ont été vos choix ?
Avez-vous déjà visité Angkor ? Quels sentiments cela vous a-t-il procurés ?

Pour aller plus loin

256 réponses à “Pourquoi Angkor m’a déçue”

  1. J’en reviens il y a 15 jours et je partage aussi cet avis sauf pour le fait de se couvrir !! c’est un lieu sacré avant tout ne l’oublions pas !! et trop de touristes se permettent de s’y balader en micro short ras les fesses !! Le mieux pour éviter l’affluence de touristes c’est de prendre la peine de se lever tôt et d’y être du levé du jour à 9h00 le matin et là la magie opère réellement !!

    • Bonjour Aude,

      pour ne pas me répéter, je te conseille de lire ma réponse à Sarah juste au-dessus.

      En effet, en se levant tôt il y a encore moyen actuellement (mais quid d’ici 5 ans ?) de voir les temples sans trop de monde et surtout avec un soleil moins haut 🙂

      • Bonjour François, je trouve ta réponse trop facile oui il est vrai que lors de ma précédente visite il n’était pas nécessaire de se couvrir comme aujourd’hui mais malgré le fait que ce soit des ruines ce sont des temples en ruine. Le passé tumultueux du cambodge à fait que pendant longtemps ils ont oubliés leur patrimoine culturel mais voilà aujourd’hui le pays se remet doucement et retrouve sa fierté. Ces temples bien qu’hindouiste par le passé sont devenus bouddhiste avant leur abandon. Il est mormal pour moi que l’on respecte leurs choix, donc le caractère sacré de cet endroit a leurs yeux. Même si il est vrai la chaleur et l’ensoleillement peuvent rendre la chose inconfortable. Pour ce qui est de l’affluence du lieu c’est malheureusement la rançon du succès et le résultat de la société actuelle qui facilite les déplacements. Mais, je pense, nous en sommes les premiers à en profiter.

      • Bonjour Gael, merci pour ta réponse posée et pleine de sens. Je comprends ton point de vue, il reste différent du mien, mais nous avons tous droit à notre point de vue, et cet article n’est évidement pas une vérité absolue, car il représente un ressenti 🙂

  2. Je voyage depuis plus de 25 ans. Le Cambodge a fait partis de mes périples. Je suis restée plus de deux semaines a arpenter les ruines d’Angkor. J’ai eu de la chance de pouvoir goûter à la solitude de ce site merveilleux….car maintenant….je suis comme vous je suis effarée de ce que je vois…depuis ces dernières années je ne me sens plus en phase. Le tourisme de masse n’est pas une bonne chose car la plupart des gens qui voyagent ne comprennent ni ne respect l’environnement ou ils se trouvent.

    • Merci Estelle pour ce retour d’expérience. Vous avez eu beaucoup de chance de voir les temples en toute quiétude.

      Le tourisme de masse est effectivement un sujet très problématique et un gros débat également. Le manque de respect et d’ouverture à l’histoire et la culture est un sujet sensible chez moi 😉

      • j’ai eu le privilège de cuisiner pour le roi sihanouk et ses invités au palais royal de siem reap dans le début des années 90 puis de visiter anghor, cela était magique ! un bonheur qui ma marqué à jamais…

    • Bonjour,
      J’ai visité les temples d’Angkor, il y a plus de 22 ans. J’ai conservé de ce voyage une seule et unique photo de moi seul sans personne dans l’allée qui mène à Angkor Vat.
      Je reviens chaque année au Cambodge, mais, Le charme n’opère plus. Le tourisme de masse a transformé ce site en un hall de métro aux heures de pointes. Et que dire d’autres villes qui jadis était de petits paradis. Je pense à Sihanoukville, véritable catastrophe ! J’espère que Siem Reap ne passera pas sous pavillon Chinois, ce serait le point final et la fin des temples d’Angkor.

  3. Hello Amandine,

    ta description fait froid dans le dos…
    Alors, j’étais à Angkor il y a 3 ans maintenant et ça ne m’a pas laissé la même impression. Il y avait déjà beaucoup moins de monde, j’ai même parfois pu me retrouver seule dans des temples (presque) majeurs. C’était en mai.
    Et j’ai surtout réussi à ressentir la magie du lieu, malgré les autres inconvénients que tu sites. Mais il y a du avoir 75% d’augmentation de touristes depuis et ça doit pas aider.

    • Salut Aurélie,
      j’avais lu tes articles avant mon voyage, pour rêver de l’union de ces arbres avec les pierres, de ces visages énigmatiques, …
      J’ai eu le plaisir de tomber sous leurs charmes, mais surtout pour les temples éloignés :
      https://unsacsurledos.com/les-temples-perdus-du-cambodge-il-y-en-angkor-plein/
      C’est sûrement la partie de mon voyage au Cambodge que j’ai préféré !

      L’augmentation touristique est un vrai problème en effet ; difficile de se positionner en tant que touriste face à ce fléau auquel on participe.

  4. Ah le tourisme et ses dérives… Je pense qu’Angkor en est un parfait exemple.
    J’ai tellement l’habitude de lire des articles qui encensent cette ville que forcément le titre de ton article m’a tout de suite donné envie d’en savoir plus.
    Je retrouve dans tes mots ceux d’une amie qui est revenue du Cambodge il y a peu. Elle aussi avait idéalisé Angkor et elle a été franchement déçue. Elle savait que c’était touristique, mais elle ne pensait pas que c’était à ce point. Ce qui l’a le plus marqué ce sont les paradoxes qui règnent là-bas : on t’oblige à te couvrir, mais en même temps on trouve des graffitis (par exemple).
    Le Cambodge, c’était vraiment chouette il y a quelques années, mais maintenant il y a beaucoup trop de touristes. Reste plus qu’à attendre que ce ne soit plus une destination en vogue 🙂

    • Salut Caro, merci pour ton commentaire ^^

      Oui, je sais, les articles sur Angkor sont souvent extrêmement positif, ce qui détonne avec mon retour d’expérience … et c’est aussi pour cela que je voulais en parler. Ces retours magnifiques ont sans doute joués dans mes attentes trop grande concernant la découverte de ces temples.

      Je suis étonnée d’une certaine manière de voir que je ne suis pas la seule à avoir été déçue par le cite d’Angkor (et un peu rassurée en même temps); parce qu’on entend rarement ce son de cloche-là.

      Maintenant, il ne faut amalgamer Angkor et le Cambodge : oui Angkor est victime de son succès, c’est trop touristique. Mais le Cambodge en général, je dirais pas tant que cela. j’ai savouré des balades en tuk-tuk, en vélo et à pieds, au milieu de la campagne cambodgienne : les paysages sont beaux, il s’en dégage une belle tranquillité, avec ces cambodgiens en mode sieste dans les hamacs en début d’après-midi, et de joie, avec ces enfants qui sourient et font des signes de la main, voire nous courent après. Dans la campagne, pas de « one dollar », juste un sourire et un « hello » 🙂

  5. Ehh ben… c’est marrant mais nous on a adoré Angkor! (seulement les temples… pas la ville de Siem Reap) Contrairement à vous, on a trouvé qu’il était assez facile d’éviter la foule en se levant tôt le matin et en arrêtant nos visites en début d’après-midi. On n’a jamais eu l’impression d’être dans un flot de touristes et on a particulièrement apprécié la liberté qu’on avait de visiter tous les recoins de ces temples…(peut-être avons nous visité les temples à un meilleurs moment de l’année??? c’était fin novembre il me semble) On garde un souvenir incroyable du lever de soleil sur Angkor Wat, du Bayon juste après le lever de soleil ou encore de Ta Prohm (qui était pratiquement vide dans notre cas)…
    Côté habits, on était toujours en pantalon, T-shirt et casquette… personne ne nous a dit qqch sur notre tenue….
    Le seul point sur lequel je te rejoins est celui de la conservation de ce trésor… Avec l’augmentation énorme du nombre de touristes et l’économie cambodgienne qui dépend fortement de ce site, qui va protéger les temples??? On voit mal le gouvernement cambodgien limiter le nombre de touristes par jour franchement…

    • Salut Benoit,
      merci pour ton commentaire ; en effet, j’ai vu vos récits du Cambodge et plus particulièrement sur Angkor, cela m’avait même donné très envie !

      Je suis d’accord avec ces conseils de base : se lever très tôt, arrêter d’après-midi, manger en dehors des heures de foule … et nous les avons appliqués, mais cela n’a pas suffit ! L’heure de pointe commençait vers 9h30-10h du matin …

      J’ai aussi eu quelques beaux moments, avec les temples « rien que pour moi », du haut du Bayon ou dans le Preah Khan et le Ta Som, mais c’étaient de courts moments de féerie, vite rattrapés par la réalité et la foule.
      J’ai beaucoup apprécié les couleurs du soleil levant sur les temples et surtout cette aura de tranquillité (éphémère) … reposant !

      Mais la majorité des beaux moments d’exploration, de sentiment de décourvri un temple abandonné et d’être seul, je les ai vécus surtout avec la visite des temples éloignés (mes plus beaux souvenirs du Cambodge, surtout à Beng Mealea).

      Je me pose les mêmes questions que toi concernant la protection du site et la limitation de la fréquentation touristique ; je ne sais pas ce qui va permettre d’arriver à une prise de conscience suivie d’acte décisionnel concernant ce problème …

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