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Un sac sur le dos Un sac sur le dos
Amandine

Voyager avec son sac à dos : la plus simple expression de liberté à mes yeux. Besoin de rien, envie de tout : de prendre la route, découvrir de nouveaux paysages, faire de belles rencontres, s’isoler au bout du monde, apprendre l’histoire des premières civilisations de notre planète, se découvrir de nouvelles passions…

Les vertus du voyage sont innombrables. Pourtant, à travers la planète, un mouvement négatif s’amplifie au fil du temps, créant une aura péjorative autour des « backpackers ».

L’évolution de l’image du backpacker

Le voyageur sac à dos éveillait bien d’autres sentiments à l’origine. Petit routard sans le sou, il se lançait dans le vaste monde avec son baluchon sur le dos, plein d’espoirs naïfs accompagnés d’un esprit débrouillard.

Cette image romantique a suscité beaucoup d’envie : le mythe du « retour aux sources ».

La nature. Les choses simples. L’essentiel.

Mais avec le temps, l’image du bourlingueur a perdu de son authenticité à en devenir une caricature d’elle-même. Le voyageur, qui n’est plus réellement « sans le sou », décide de voyager de manière simple afin de se faire ses sensations. L’Aventure !

Quelle aventure que de se revendiquer un « vrai voyageur » (et non un mouton de touriste) et de ne voyager qu’en dépensant 5 € par jours ! Quelle victoire sur ce monde capitaliste qui nous impose des besoins qui n’en sont pas !

Non, mieux, voyager pour 0 € !

Faire le tour du monde gratuitement !

Voyager en démarrant nu, dans son plus simple appareil !

L’escalade au sensationnalisme a créé un nouveau mode d’aventuriers des temps modernes. D’ailleurs, il se murmure que, pour le prochain film de Spielberg, Indiana Jones ne voyagera qu’avec son chapeau et un slip, le pouce tendu et le sourire aux lèvres !

Bref, le petit routard sympathique est devenu « backpacker » aventurier, terme anglophone plus accrocheur qui le propulse au-devant de la scène internationale.

L’aventure moderne

Occidentaux en manque de rien, mais en manque de tout (authenticité, simplicité, aventure…), les nouveaux voyageurs sac à dos, le visa Working Holiday pour l’Australie en poche, décident donc de tenter la plus grande aventure qu’il soit : voyager sans dépenser ou en dépensant le moins possible !

Celui qui dépense le moins est le plus grand aventurier !

Combien as-tu payé ton logement ? Quoi, tu n’as même pas dormi en dortoir de 15 personnes ?

Tu as pris le bus ? Mais le stop est le seul « vrai » moyen de se déplacer pour un aventurier !

Manger au restaurant ? Mais pour quoi faire : les marchés sont la seule vraie gastronomie du pays !

Forts de leurs concepts sectaires, les backpackers cherchent à impressionner chaque fois plus, montrant, photos et chiffres à la clé, comment ils sont doués pour ne rien dépenser.

L’aventure moderne se limiterait donc à cela ? Ne pas payer ?

La mauvaise réputation des backpackers

De ces attitudes caricaturées est née la mauvaise réputation des backpackers :

« Ce sont des voyageurs qui ne veulent rien dépenser ».

Peu importe la qualité de ce qu’on leur propose. Il faut tout négocier. Il faut toujours moins cher.

Certains pays et villages que nous avons traversés à travers le monde nous ont laissé un goût amer, en réalisant comment nous considéraient les habitants et professionnels du tourisme. Avec un blog nommé « Un sac sur le dos », nous devons sûrement être « les rois des backpackers » : c’est-à-dire avares à souhait !

Nous avons beaucoup parlé, avec des voyageurs revenant d’Australie, des locaux, des professionnels du tourisme… De plus en plus, le backpacker est méprisé.

Backpacker : 5 mauvaises réputations

Voici 5 exemples, tirés d’histoires authentiques récoltées à travers nos voyages, échanges et lectures.

  1. Le backpacker est un profiteur

    Il impose la gratuité dans l’échange, et ne donne jamais en retour. Tout est à sens unique.

    Je me souviens d’avoir lu le récit d’un blogueur voyageur (que je ne citerai pas) tout fier d’annoncer que, perdu en quittant l’aéroport, il avait reçu l’aide spontanée d’un habitant qui l’avait conduit, sur sa petite moto, à l’adresse de son hôtel.

    Il se doutait bien que l’homme espérerait une petite pièce en échange du service rendu. Et pour contrer cette demande timide que l’homme fit en tendant la main une fois arrivé à destination, le voyageur lui tapa dans la main et parti en lui criant par dessus l’épaule « Merci beaucoup ! », riant intérieurement de l’air dépité de son sauveur.

    C’est un bon backpacker : il a réussi à se faire aider sans rien donner en échange !

    Je peux comprendre qu’on ne veuille pas rémunérer une gentillesse spontanée, pour ne pas encourager la quête du « please one dollar »… Mais lui proposer de lui payer un verre était-il trop compliqué ? Cela aurait été l’occasion d’un bel échange avec un habitant du village, une porte vers une culture inconnue à ce voyageur.

    Résultat ? Une occasion de rencontre manquée.

    Et un villageois que ne se laissera plus prendre à aider un gringo, car ce sont « tous des profiteurs ».

    Dommage pour ce voyageur venu de si loin, pour la rencontre et la découverte.

  2. Le backpacker est un négociateur

    Négocier, négocier ! Négocier tout, tout le temps ! C’est un crédo que l’on répète en boucle aux voyageurs, qui risquent de se faire arnaquer dans des pays dont ils ne connaissent pas la valeur des choses.

    Bien sûr, dans certaines régions du monde, particulièrement hors Occident, la négociation fait partie du mode de vie local, même pour les habitants entre eux… et souvent aussi pour les touristes, repérés comme proie facile.

    Mais attention à ne pas pousser le bouchon trop loin (Maurice !).

    Négocier, oui. Mais avec intelligence.

    La règle de base, où que vous soyez, c’est l’observation. Regardez le prix que payent les locaux, s’ils discutent ou non avant de se mettre d’accord…

    Me reviens en tête une scène à Paracas, dans un « restaurant grill de rue ».

    La cuisinière, seule derrière ses fourneaux, sert les clients assis autour d’elle (des locaux et nous) avec le sourire. Arrive un groupe de voyageurs -pardon, de backpackers- francophones. Une fille du groupe demande le prix pour une assiette. Le prix renseigné par la dame est le même que celui que nous, ainsi que les autres clients locaux, avons payé. C’est le prix, point. Tout ne se négocie pas toujours.

    Mais notre experte en négociation s’entête :

    – Mais si je t’en prends trois, tu peux m’en faire un gratuit ?

    – Non, répète simplement la pauvre dame débordée.

    – Ah, elle est dure en affaire, commente la voyageuse en français. Elle est têtue !

    Et l’échange s’éternise, la fille perdant son calme et commençant à s’énerver sur la Péruvienne qui maintient son cap tout en continuant à servir les clients assis tout autour. Les autres membres du groupe de backpackers se joignent à ses négociations sans queue ni tête, proposant 1001 solutions pour ne pas devoir payer le prix indiqué. Je me serais crue au théâtre, mais avec une bien mauvaise pièce.

    À ce moment, j’avais honte de parler français, honte de pouvoir être associée à ces étrangers. Lorsque finalement ils sont partis, nous avons terminé notre repas et remercié la dame péruvienne, comme si nous avions notre responsabilité dans ce qu’il venait de se passer. Un peu chamboulée, mais toujours le sourire aux lèvres, son regard m’a rassuré : elle sait, nous ne sommes pas tous comme cela.

  3. Le backpacker veut uniquement le meilleur prix

    Le thème du budget pour voyager est toujours un sujet sensible, la logique étant simple :

    Moins on dépense, plus on peut voyager longtemps !

    Si nous avons été adeptes de cet adage lors de notre premier voyage au long cours, nous nous sommes rendu compte que la durée était loin d’être le seul critère de satisfaction ou de « réussite » d’un voyage.

    Dépenser peu, c’est aussi avoir un angle réduit d’approche de la réalité du pays visité. Cela nous permet par exemple de manger la « gastronomie de rue », mais pas de goûter aux spécialités plus élaborées.

    Dépenser peu, c’est aussi le risque de n’accorder de l’importance qu’au tarif. Or choisir un tour et une agence, par exemple pour un trek, ne devrait pas se faire sur le seul critère du prix. Un trek moins cher, en plus de s’accompagner d’un matériel souvent de moins bonne qualité, cela signifie souvent du personnel moins bien payé, avec de moins bonnes conditions de travail…

    Le touriste a une part de responsabilité dans l’économie locale, surtout dans les pays où le tourisme représente une grande partie de l’économie. Voyager éthiquement, c’est voyager en ayant un regard aguerri sur les offres touristiques, et regarder plus loin que le prix proposé.

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    Un sac sur le dos : un esprit de voyage
  4. Le backpacker est un voleur

    La réputation du voyageur en sac à dos est parfois très dure à porter… comme en Australie avec le « French shopping ». Certains backpackers y ont laissé des séquelles énormes, conséquences de leur manque de savoir-vivre et de leur insouciance. Piquer un fruit dans un champ, ce n’est pas légal, mais ce n’est pas trop grave. Voler à l’étalage pour des dizaines d’euros chaque jour dans les magasins, c’est une tout autre chose… et c’est malheureusement une réalité !

    Désormais, les voyageurs sac à dos sont vus d’un œil méfiant, conséquence de l’inconduite de certains voyageurs précédents. Lourde image à porter pour les futurs touristes… Combien de temps faudra-t-il pour l’effacer ?

  5. Le backpacker ne sait pas se tenir

    Le backpacker (ou plutôt son cliché !) est vite reconnaissable : en plus de son gros sac à dos, il s’habille sans toujours tenir compte de la culture locale. La question de la tenue vestimentaire n’est pas anodine : à travers sa façon de s’habiller, c’est toute la capacité à s’adapter (et à respecter) la culture locale qui est en jeu.

    Mais ce n’est pas la seule voie d’inconduite du backpacker. Car ce voyageur sac à dos est un jeune sans le sou qui cherche l’aventure… et la fête ! Bière, vodka et cocktail à gogo : l’alcool coule à flo et emporte le jeune voyageur vers une conduite désinhibée… La porte ouverte aux excès qu’il ne se serait sans doute jamais permis dans son pays.

    Pourquoi perdre le sens de la mesure et des bonnes manières à l’étranger ? Sans doute être hors de son pays confère un sentiment d’impunité, une d’impunité diplomatique ou de philosophie « carpe diem » adoptée pendant les vacances :

    « Demain importe peu, ce qui se passe à l’étranger reste à l’étranger. »

Lutter contre les clichés et sortir de l’image du backpacker

Lors de l’une de nos dernières rencontres, à Valparaiso, un professionnel du tourisme a trouvé sa « solution » pour nous distinguer des « voyageurs sac à dos » classique, malgré notre nom « Un sac sur le dos » : il nous a présentés comme des « backpackers VIP » (une sorte de backpacker de luxe). L’idée ? Des voyageurs en sac à dos qui acceptent de payer ce qu’il faut pour voyager !

Un peu étrange de se faire traiter de VIP, une image diamétralement opposée au sac à dos et dans laquelle nous ne nous retrouvons pas… Mais ces deux clichés contraires mis ensemble permettent peut-être de trouver un milieu plus nuancé.

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Backpacker : une mauvaise réputation ? (©Atlas Green)

Loin de vouloir adopter cette dénomination, je fais le rêve que la réputation du voyageur sac à dos perde sa mauvaise aura.

Sans vouloir regarder d’un air nostalgique vers le passé, je rêve de voyageurs curieux et ouverts, respectueux des autres : la culture du pays d’accueil comme celle de leur pays natal, qu’ils représentent à leur insu aux quatre coins du monde.

Nuances et espoirs

Tous les voyageurs sac à dos ne correspondent évidemment pas à ce cliché du backpacker présenté ici. Mais ce cliché est bien réel dans les représentations des locaux croisés sur les routes.

Néanmoins, je voulais apporter une touche plus positive dans cet article : depuis notre premier voyage en Amérique du Sud, il y a 6 ans, nous avons vu une belle évolution. Celle de la langue. Français et Américains étaient souvent les deux nationalités qui restaient le plus « cloisonnées » dans leur langue, attendant des autres un effort d’adaptation et ne prenant pas la peine d’apprendre les rudiments de l’espagnol.

Mais les choses évoluent… et en bien ! Nous voyons désormais de plus en plus de voyageurs de tous horizons se débrouiller en espagnol. Une belle preuve d’engagement dans la volonté de rencontrer un pays, sa culture et ses habitants !

Voyageurs, vous êtes des ambassadeurs !

Chaque voyageur, en quittant ses frontières, représente son pays aux yeux des personnes qu’il va côtoyer. Vous rencontrer deux Australiens sympathiques sur les routes, vous en déduisez « tous les Australiens sont sympas ! ». Vous tombez sur des Italiens dragueurs ? « Tous les Italiens sont chauds ! »… Et ainsi de suite. C’est humain. C’est automatique.

Quand je voyage, je suis ambassadeur de France. De retour en France, je suis ambassadeur de ces Autres que je suis parti approcher, rencontrer, comprendre. Nous sommes tous des ambassadeurs (…).

Alexandre Poussin

Alors imaginez-vous ce que pensent les habitants des pays que vous traversez. Vous représentez la France, la Belgique, le Canada, la Suisse… Voire l’Europe ou l’Occident tout entier ! Jeune fille à la peau claire, yeux bleus et cheveux blonds, vous êtes une gringo : le prototype même de l’étranger.

C’est tous les touristes du monde que vous incarnez !

Ainsi, comme si vous aviez un mandat diplomatique et que vous étiez chargé de représenter votre pays, faites attention à bien vous conduire. Faites honneur à votre patrie. Faites honneur à l’espèce humaine.

Backpackers, redevenez des voyageurs !

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Backpackers, redevenez des voyageurs !

229 réponses à “Pourquoi les backpackers ont mauvaise réputation ?”

  1. Merci pour ce texte Amandine. C’est assez terrible d’en arriver à avoir honte de ses origines, mais cela nous arrive malheureusement quasiment à chaque voyage…

    • Merci Bidule pour ton commentaire ! Avoir honte plus de ses compatriotes que de ses origines je dirais… Voire même honte du genre humain par moment…
      Mais oui, malheureusement, cela arrive.

      Mais je reste positive grâce à ces quelques rencontres avec de « belles personnes », si positives…
      De belles rencontres sur les routes, cela fait du bien et cela permet de retrouver foi en l’humanité ! 🙂

  2. Texte super bien écrit et très intéressant !
    Également… Assez inquiétant.

    La tendance croissante à l’individualisme pousse à vouloir partir, c’est flippant de se dire que des séquelles ont déjà été faites en si peu de temps…

    • Merci Léo, un plaisir de lire des retours comme le tien. Nous étions assez indécis quant à l’accueil que pourrait avoir cet article auprès de la communauté des voyageurs.

      Nous sommes donc ravis de lire des messages constructifs, pleins de réflexion et d’espoir pour l’avenir, malgré les séquelles que nous observons aujourd’hui et la mauvaise réputation des backpackers…

  3. Bonjour Amandine,
    J’aime l’article. Bien évidemment il ne faut pas généraliser, mais beaucoup de vrai.

    Si pour un Nouveau Monde, plus doux, dans les échanges, les mentalités doivent changer. Il en est de même dans le Voyage. Qu’importe la façon que l’on se déplace, le respect de La Vie est partout et puis en premier, c’est se respecter soi-même.
    Voyager est avant tout un état d’esprit, un état d’être.

    Ce n’est pas de la compétition comme dans « Pékin Express ». Le jour où j’ai vu cette émission, « j’étais mort ».
    Triste, de cette exportation……….du plus fort, du plus vite, du plus je ne sais quoi ? L’émission encourageait à du non-civisme, pour gagner « un paquet d’argent». Voyager, quémander pour 1 euro par jour à des personnes généreuses, sans même le temps de dire merci, ou se piquer des colères
    parce que le la voiture ou le taxi n’allait pas assez vite.

    Ce jour-là, mon sang ne tournait plus. C’est pour ces raisons de comportements et beaucoup d’autres choses
    Qu’il me plaît de dire que les « Mentalités doivent changer ».

    Des blogs de Voyages sont nés en très peu de temps. Cela fait plaisir, je vois bien qu’il ne faut pas généraliser.
    Le Vrai voyage en sac à dos,c’est particulier, c’est un Art, une façon de faire, un état d’être pas donné à tout le monde.
    Le voyage en sac à dos ne s’invente, ne s’improvise pas. C’est une expansion de nous-mêmes comme j’ai eu le plaisir lire.
    Des échanges, des rencontres, des plus toujours des plus. Une nourriture particulière, nourrissante, enrichissante.
    Pour tous les citoyens et citoyennes du Monde.
    Je ne quitterais pas ces un ou deux sites «Sac à dos» que je connais. « Je heureux et curieux de voir l’évolution » de tous ces nouveaux Globe-Trotters.
    De bons articles, de bons échanges, des clins d’œil, me passionnent et l’emportent… sur ceux qui veulent ressembler à Pékin Express.

    Certains articles de ces blogs de voyageurs sont véritablement, vivifiants,justes,équilibrés de réflexions « etnospychosociologiques »…

    Voyager est un état d’être,
    Notre passage sur Terre est une sorte de nomadisme
    Mais notre seule habitation est
    Nous-Mêmes

    Merci, Amandine

    • Merci Gérard pour ce beau message, poétique et sincère, comme toujours !

      La vie est un grand voyage, nous sommes tous des voyageurs…
      Ainsi, cet article ne concerne pas uniquement les « backpackers » ou les voyageurs… mais tous les humains (si l’on se limite à notre espèce ! 😉 ).

      Nous sommes tous des voyageurs, et le mot d’ordre pour ce voyage, au niveau individuel comme au niveau collectif, est, encore et toujours, le respect.
      Cela semble si simple, si évident… et pourtant non !

      J’espère qu’à travers ces quelques billets sur notre modeste blog de voyage que quelques esprits seront touchés, parlerons, partagerons, réfléchirons seul et en groupe… et agirons. C’est par cette voie, avec un effort individuel et collectif, que nous pourrons changer les choses/les mentalités/les clichés… et « redorer le blason » des voyageurs de toute sorte !

      J’aime beaucoup votre terme d’ « etnopsychosociologie », il me parle beaucoup !

      • Bonjour et Coucou,

        Dans ce terme « d’ethnopsychosociologie » je n’ai pas voulu faire plus !
        Mais « Vous ou Tu » êtes beaucoup plus que cela !
        En raccourci « Une philosophe et psychologue » contemporaine passionnée.
        Acceptez simplement le compliment.
        Vous donnez………….alors il faut savoir recevoir.
        C’est dingue……….tu réponds à tout le Monde !
        Cela me rappelle mes propres souvenirs.
        Mais il faut savoir aussi se protéger………
        Vos articles et vos photos disent tout de Vous.
        Ils parlent………….vous le savez bien, un plaisir volontaire de Vous-même.
        Il n’y a rien à dire………vous faites du mieux et le maximum pour répondre.
        C’est Vrai que La vie, il faut l’a Vivre à fond sans avoir Peur.
        Donc……….par moment il Nous arrive de Nous mettre volontairement en danger……. »consciemment ou inconsciemment » puisque cela appartient également à « l’Aventure » puisque que Nous avons décidé de ne pas avoir le vertige 🙂 de nourrir nos interrogations de façon différente « du commun des mortels » à notre façon également pour aller plus loin dans l’Aventure « Terrestre et Humaine » de notre beau Voyage à tous.
        Une chose est certaine, si l’on désire que le Monde change et s’élève……….. »à tout à chacun », il faut essayer de donner l’exemple et « Tu – Vous » le faites très bien.
        Vos lecteurs ne vous diront pas le contraire.
        Je m’arrête là, les doigts sur le clavier, laisse s’échapper avec ferveur………..un fluide que je ne peux contrôler…. à croire qu’il est ou se sent prisonnier ? 🙂

        Merci, Amandine

        J’Aime également « Si l’on se limite à notre espèce »……là, je fais Un clin d’oeil 😉

      • Re-bonjour Gérard, merci pour vos messages ! Et oui, j’essaye de répondre à tous les commentaires : si des personnes prennent le temps de me lire et en plus de m’écrire, je trouve que c’est la moindre des politesses. Et surtout, j’aime les échanges qui en découlent : c’est vivant, parfois inspirant et souvent enrichissant 🙂

        Mais ça prend du temps… alors parfois je réponds avec des jours, des semaines voire plus… de retard, mais j’essaye toujours de répondre !

        Vos messages me vont droit au coeur. Je n’oserais pas me prétendre un « exemple », mais j’aime partager ma vision du monde (en constante en évolution, comme nous le sommes tous !) et mes réflexions…
        Pour cette réflexion-ci, j’ai pris le temps : le temps de ne pas être dans la colère, la revendication, le stéréotype… mais dans la compréhension et la volonté de changement. D’être donc sur un chemin plus constructif que juste critique.

        Et François, mon partenaire de vie et de route, est là aussi pour me relire et m’aider à améliorer mes écrits. Le mérite de cet article lui revient donc également ^^
        Dans ce sens-là, si vous voulez me tutoyer, avec plaisir – je prends donc le « vous » de votre commentaire dans le sens de l’équipe que nous formons François et moi 🙂

    • Bonjour à Toutes et tous

      Oh ! là là, je ne pensais pas que cet article auquel j’ai déjà répondu allait dépasser tant de frontières, faire tant de vagues,
      et c’est très bien comme cela ! Un débat c’est un débat… c’est une chance, je m’aperçois que tout le monde s’exprime… c’est encore bien.

      J’ai parcouru un peu tous les articles, il y a matière à faire, penser, réfléchir, méditer 🙂

      Je redirais la même chose il ne faut pas généraliser… souvent une minorité négative se transforme en locomotive, prend de la force et aimante, généralise Un tout positif en Un tout négatif. Sans doute le fait d’en parler, d’en débattre, d’échanger… à bâton rompu… ce que l’on ne fait pas toujours pour d’autres sujets ou un fait où il n’y a rien à dire, ou, disons autrement, où « Tout baigne ».
      C’est en cliquant sur un article au hasard… que je réponds en tombant sur des étoiles.

      Mille étoiles, Belle étoile, camping, hôtel non classifié, auberge de La Paix, duvet à même le sol dans le désert ou autres, comme le Petit Prince avec « L’infini du ciel et des étoiles, l’infinité du sable, l’infinité de la mer, « Traversée du Sahara par la côte Atlantique Africaine » Seul, avec Soi, avec Tout avec Rien, avec l’infiniment petit et l’infiniment Grand. Dans l’aventure… il m’est arrivé de dormir dans des palaces ou je ne sais combien d’étoiles… cela tombait du ciel et n’a changé en rien la sérénité de mon sommeil » d’aventurier de voyageur » 🙂

      Dormir, c’est dormir… et le plus important, c’est de dormir… bien !

      Comme beaucoup de mordus « es » de voyages… j’ai fait la route avec plus ou moins d’argent. Lorsque la cagnotte touchait le fond… au plus vite, mais tranquillement il fallait un travail. N’importe quoi ! Mouiller des p’tits shorts, user des semelles, mais toujours me dégotait un p’tit boulot. Fabriquer des briques en argile en Mauritanie. Secrétaire contentieux à la CAPRAL à Abidjan… travailler le café chez Nescafé, refaire des terrasses en torchis… eprésentant Gillette… alors que je me rasais une fois sur quatre… m’improvisais… dans divers corps de métier pour ajouter à l’aventure.

      Nous sommes tous du même siècle « intergénérationnel »… petits, grands, bébés, ados, vieux moins jeunes ! et je puis vous dire simplement… qu’il y a quelques années en arrière… lorsque les premiers aventuriers sacs à dos voyageaient… Il y avait les Pour et les Contres, les Bons et les mauvais voyageurs, les expansifs et les discrets. Pour quelques personnes qui trichaient en faisant du Stop… tout le Monde prenait, tout le monde trinquait. Dans « l’auto- Stop », il y avait un respect. Lorsque l’on se pointait sur une nationale ou départementale… et s’il y avait déjà plusieurs auto-stoppeurs… « l’on allait à la queue ». Pas question de se mettre avant ou de doubler tous les autres. Quant aux voitures qui prenaient… elles s’arrêtaient « là » où elles voulaient… mais jouaient souvent le jeu. Cela dépendait ! mais personne ne pouvait rien dire. Le conducteur décidait. Le Stop ! C’est un choix… autant pour celui qui a décidé d’en faire que pour la personne qui va s’arrêter pour vous prendre. C’était Un plus à l’aventure, palpitante, romantique, romanesque, mais parfois aussi « Galère ».

      Des milliers de jeunes voyageaient en « Stop »… et sur plus de 100 000 trajets… il arrivait quelque rare « incident, accident ou fait très rarissime « Un viol » dont toute la presse et les radios se faisaient rapidement l’écho de façon virulente. Dans votre entourage, vos familles, vos amis « es », on avait vite fait de faire l’amalgame… pour vous décourager à partir… en « stop » !
      Ne pas omettre… de vous dire que les assurances… des conducteurs… qui prenaient en stop… n’étaient pas couverts en cas d’accident ainsi que les camionneurs de société.

      Cela a sans doute été à un moment donné… un frein au voyageur « stoppeur » !

      Pour la petite anecdote qui n’a rien à voir avec le sujet… « ,mais pendant que j’y suis »
      Il y avait avec la chance du Voyage… de longues distances parcourues d’un seul trait… de bons moments partagés et pour faire plus ample connaissance.

      Il en fut pour Moi, « Un Lisbonne-Paris »… avec la même voiture 1200 km « j’étais en couple ».
      Une autre fois… Bamako-Abidjan… 1200 km… dans la cabine d’un camion grumier. « D’un seul trait » ou presque… « Seul » !
      Les réseaux sociaux n’existaient pas encore « dommage » !

      Internet a le mérite d’exister ! C’est formidable et ne peut que contribuer à l’échange et l’éveil des consciences… de nos valeurs et nos défauts 🙂

      Merci de tout Cœur pour vos articles de… VOYAGES 🙂

      Pensée Amicale à toutes et à tous

    • Merci Florence pour ton message ! J’ai pas mal hésité avant de publier cet article, me demandant quel serait l’accueil que la communauté des voyageurs lui ferait…

      Et c’est finalement une bien belle surprise ! 🙂

  4. Très beau texte, avec on le sent, une longue réflexion derrière. Même si la réalité est parfois dure à accepter, je partage malheureusement votre pensée… Encore merci, je crois que c’est la première fois que je vois ce sujet abordé sur un blog, et c’est dommage. La base du voyage est le respect de l’autre, et de façon général. On n’est pas que citoyen d’un pays, mais citoyen du monde en tant qu’être humain, habitant sur la même planète.

    Merci !

    • Merci Nicolas pour ce retour positif. Oui, comme tu l’as bien senti, cet article est né d’expériences personnelles, de longues réflexions et d’un travail de plusieurs d’écrire/relecture/temps de maturation du texte… pour en arriver à cette version (qui, sans doute, pourrait encore être améliorée… ). Je me suis donc beaucoup investie dans cet article… et paradoxalement, j’avais un petit peu peur de le publier, ne sachant quel serait l’accueil que lui réserverait la communauté des voyageurs.

      Et je suis très positivement surprise ! Quel plaisir de voir l’intérêt témoigné par beaucoup de voyageurs ! Quel soulagement de voir que mes expériences ne sont pas isolées, mais traduisent réellement un malaise général pour un problème global.

      La base de tout est effectivement le respect, comme tu le rappelles si bien. Citoyen du monde, j’aime beaucoup ces termes (qui sont les premiers mots que j’utilise pour me présenter sur ce blog !). Merci donc, Nicolas, pour ton message 🙂

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