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Un sac sur le dos Un sac sur le dos
Amandine

Voyager avec son sac à dos : la plus simple expression de liberté à mes yeux. Besoin de rien, envie de tout : de prendre la route, découvrir de nouveaux paysages, faire de belles rencontres, s’isoler au bout du monde, apprendre l’histoire des premières civilisations de notre planète, se découvrir de nouvelles passions…

Les vertus du voyage sont innombrables. Pourtant, à travers la planète, un mouvement négatif s’amplifie au fil du temps, créant une aura péjorative autour des « backpackers ».

L’évolution de l’image du backpacker

Le voyageur sac à dos éveillait bien d’autres sentiments à l’origine. Petit routard sans le sou, il se lançait dans le vaste monde avec son baluchon sur le dos, plein d’espoirs naïfs accompagnés d’un esprit débrouillard.

Cette image romantique a suscité beaucoup d’envie : le mythe du « retour aux sources ».

La nature. Les choses simples. L’essentiel.

Mais avec le temps, l’image du bourlingueur a perdu de son authenticité à en devenir une caricature d’elle-même. Le voyageur, qui n’est plus réellement « sans le sou », décide de voyager de manière simple afin de se faire ses sensations. L’Aventure !

Quelle aventure que de se revendiquer un « vrai voyageur » (et non un mouton de touriste) et de ne voyager qu’en dépensant 5 € par jours ! Quelle victoire sur ce monde capitaliste qui nous impose des besoins qui n’en sont pas !

Non, mieux, voyager pour 0 € !

Faire le tour du monde gratuitement !

Voyager en démarrant nu, dans son plus simple appareil !

L’escalade au sensationnalisme a créé un nouveau mode d’aventuriers des temps modernes. D’ailleurs, il se murmure que, pour le prochain film de Spielberg, Indiana Jones ne voyagera qu’avec son chapeau et un slip, le pouce tendu et le sourire aux lèvres !

Bref, le petit routard sympathique est devenu « backpacker » aventurier, terme anglophone plus accrocheur qui le propulse au-devant de la scène internationale.

L’aventure moderne

Occidentaux en manque de rien, mais en manque de tout (authenticité, simplicité, aventure…), les nouveaux voyageurs sac à dos, le visa Working Holiday pour l’Australie en poche, décident donc de tenter la plus grande aventure qu’il soit : voyager sans dépenser ou en dépensant le moins possible !

Celui qui dépense le moins est le plus grand aventurier !

Combien as-tu payé ton logement ? Quoi, tu n’as même pas dormi en dortoir de 15 personnes ?

Tu as pris le bus ? Mais le stop est le seul « vrai » moyen de se déplacer pour un aventurier !

Manger au restaurant ? Mais pour quoi faire : les marchés sont la seule vraie gastronomie du pays !

Forts de leurs concepts sectaires, les backpackers cherchent à impressionner chaque fois plus, montrant, photos et chiffres à la clé, comment ils sont doués pour ne rien dépenser.

L’aventure moderne se limiterait donc à cela ? Ne pas payer ?

La mauvaise réputation des backpackers

De ces attitudes caricaturées est née la mauvaise réputation des backpackers :

« Ce sont des voyageurs qui ne veulent rien dépenser ».

Peu importe la qualité de ce qu’on leur propose. Il faut tout négocier. Il faut toujours moins cher.

Certains pays et villages que nous avons traversés à travers le monde nous ont laissé un goût amer, en réalisant comment nous considéraient les habitants et professionnels du tourisme. Avec un blog nommé « Un sac sur le dos », nous devons sûrement être « les rois des backpackers » : c’est-à-dire avares à souhait !

Nous avons beaucoup parlé, avec des voyageurs revenant d’Australie, des locaux, des professionnels du tourisme… De plus en plus, le backpacker est méprisé.

Backpacker : 5 mauvaises réputations

Voici 5 exemples, tirés d’histoires authentiques récoltées à travers nos voyages, échanges et lectures.

  1. Le backpacker est un profiteur

    Il impose la gratuité dans l’échange, et ne donne jamais en retour. Tout est à sens unique.

    Je me souviens d’avoir lu le récit d’un blogueur voyageur (que je ne citerai pas) tout fier d’annoncer que, perdu en quittant l’aéroport, il avait reçu l’aide spontanée d’un habitant qui l’avait conduit, sur sa petite moto, à l’adresse de son hôtel.

    Il se doutait bien que l’homme espérerait une petite pièce en échange du service rendu. Et pour contrer cette demande timide que l’homme fit en tendant la main une fois arrivé à destination, le voyageur lui tapa dans la main et parti en lui criant par dessus l’épaule « Merci beaucoup ! », riant intérieurement de l’air dépité de son sauveur.

    C’est un bon backpacker : il a réussi à se faire aider sans rien donner en échange !

    Je peux comprendre qu’on ne veuille pas rémunérer une gentillesse spontanée, pour ne pas encourager la quête du « please one dollar »… Mais lui proposer de lui payer un verre était-il trop compliqué ? Cela aurait été l’occasion d’un bel échange avec un habitant du village, une porte vers une culture inconnue à ce voyageur.

    Résultat ? Une occasion de rencontre manquée.

    Et un villageois que ne se laissera plus prendre à aider un gringo, car ce sont « tous des profiteurs ».

    Dommage pour ce voyageur venu de si loin, pour la rencontre et la découverte.

  2. Le backpacker est un négociateur

    Négocier, négocier ! Négocier tout, tout le temps ! C’est un crédo que l’on répète en boucle aux voyageurs, qui risquent de se faire arnaquer dans des pays dont ils ne connaissent pas la valeur des choses.

    Bien sûr, dans certaines régions du monde, particulièrement hors Occident, la négociation fait partie du mode de vie local, même pour les habitants entre eux… et souvent aussi pour les touristes, repérés comme proie facile.

    Mais attention à ne pas pousser le bouchon trop loin (Maurice !).

    Négocier, oui. Mais avec intelligence.

    La règle de base, où que vous soyez, c’est l’observation. Regardez le prix que payent les locaux, s’ils discutent ou non avant de se mettre d’accord…

    Me reviens en tête une scène à Paracas, dans un « restaurant grill de rue ».

    La cuisinière, seule derrière ses fourneaux, sert les clients assis autour d’elle (des locaux et nous) avec le sourire. Arrive un groupe de voyageurs -pardon, de backpackers- francophones. Une fille du groupe demande le prix pour une assiette. Le prix renseigné par la dame est le même que celui que nous, ainsi que les autres clients locaux, avons payé. C’est le prix, point. Tout ne se négocie pas toujours.

    Mais notre experte en négociation s’entête :

    – Mais si je t’en prends trois, tu peux m’en faire un gratuit ?

    – Non, répète simplement la pauvre dame débordée.

    – Ah, elle est dure en affaire, commente la voyageuse en français. Elle est têtue !

    Et l’échange s’éternise, la fille perdant son calme et commençant à s’énerver sur la Péruvienne qui maintient son cap tout en continuant à servir les clients assis tout autour. Les autres membres du groupe de backpackers se joignent à ses négociations sans queue ni tête, proposant 1001 solutions pour ne pas devoir payer le prix indiqué. Je me serais crue au théâtre, mais avec une bien mauvaise pièce.

    À ce moment, j’avais honte de parler français, honte de pouvoir être associée à ces étrangers. Lorsque finalement ils sont partis, nous avons terminé notre repas et remercié la dame péruvienne, comme si nous avions notre responsabilité dans ce qu’il venait de se passer. Un peu chamboulée, mais toujours le sourire aux lèvres, son regard m’a rassuré : elle sait, nous ne sommes pas tous comme cela.

  3. Le backpacker veut uniquement le meilleur prix

    Le thème du budget pour voyager est toujours un sujet sensible, la logique étant simple :

    Moins on dépense, plus on peut voyager longtemps !

    Si nous avons été adeptes de cet adage lors de notre premier voyage au long cours, nous nous sommes rendu compte que la durée était loin d’être le seul critère de satisfaction ou de « réussite » d’un voyage.

    Dépenser peu, c’est aussi avoir un angle réduit d’approche de la réalité du pays visité. Cela nous permet par exemple de manger la « gastronomie de rue », mais pas de goûter aux spécialités plus élaborées.

    Dépenser peu, c’est aussi le risque de n’accorder de l’importance qu’au tarif. Or choisir un tour et une agence, par exemple pour un trek, ne devrait pas se faire sur le seul critère du prix. Un trek moins cher, en plus de s’accompagner d’un matériel souvent de moins bonne qualité, cela signifie souvent du personnel moins bien payé, avec de moins bonnes conditions de travail…

    Le touriste a une part de responsabilité dans l’économie locale, surtout dans les pays où le tourisme représente une grande partie de l’économie. Voyager éthiquement, c’est voyager en ayant un regard aguerri sur les offres touristiques, et regarder plus loin que le prix proposé.

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    Un sac sur le dos : un esprit de voyage
  4. Le backpacker est un voleur

    La réputation du voyageur en sac à dos est parfois très dure à porter… comme en Australie avec le « French shopping ». Certains backpackers y ont laissé des séquelles énormes, conséquences de leur manque de savoir-vivre et de leur insouciance. Piquer un fruit dans un champ, ce n’est pas légal, mais ce n’est pas trop grave. Voler à l’étalage pour des dizaines d’euros chaque jour dans les magasins, c’est une tout autre chose… et c’est malheureusement une réalité !

    Désormais, les voyageurs sac à dos sont vus d’un œil méfiant, conséquence de l’inconduite de certains voyageurs précédents. Lourde image à porter pour les futurs touristes… Combien de temps faudra-t-il pour l’effacer ?

  5. Le backpacker ne sait pas se tenir

    Le backpacker (ou plutôt son cliché !) est vite reconnaissable : en plus de son gros sac à dos, il s’habille sans toujours tenir compte de la culture locale. La question de la tenue vestimentaire n’est pas anodine : à travers sa façon de s’habiller, c’est toute la capacité à s’adapter (et à respecter) la culture locale qui est en jeu.

    Mais ce n’est pas la seule voie d’inconduite du backpacker. Car ce voyageur sac à dos est un jeune sans le sou qui cherche l’aventure… et la fête ! Bière, vodka et cocktail à gogo : l’alcool coule à flo et emporte le jeune voyageur vers une conduite désinhibée… La porte ouverte aux excès qu’il ne se serait sans doute jamais permis dans son pays.

    Pourquoi perdre le sens de la mesure et des bonnes manières à l’étranger ? Sans doute être hors de son pays confère un sentiment d’impunité, une d’impunité diplomatique ou de philosophie « carpe diem » adoptée pendant les vacances :

    « Demain importe peu, ce qui se passe à l’étranger reste à l’étranger. »

Lutter contre les clichés et sortir de l’image du backpacker

Lors de l’une de nos dernières rencontres, à Valparaiso, un professionnel du tourisme a trouvé sa « solution » pour nous distinguer des « voyageurs sac à dos » classique, malgré notre nom « Un sac sur le dos » : il nous a présentés comme des « backpackers VIP » (une sorte de backpacker de luxe). L’idée ? Des voyageurs en sac à dos qui acceptent de payer ce qu’il faut pour voyager !

Un peu étrange de se faire traiter de VIP, une image diamétralement opposée au sac à dos et dans laquelle nous ne nous retrouvons pas… Mais ces deux clichés contraires mis ensemble permettent peut-être de trouver un milieu plus nuancé.

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Backpacker : une mauvaise réputation ? (©Atlas Green)

Loin de vouloir adopter cette dénomination, je fais le rêve que la réputation du voyageur sac à dos perde sa mauvaise aura.

Sans vouloir regarder d’un air nostalgique vers le passé, je rêve de voyageurs curieux et ouverts, respectueux des autres : la culture du pays d’accueil comme celle de leur pays natal, qu’ils représentent à leur insu aux quatre coins du monde.

Nuances et espoirs

Tous les voyageurs sac à dos ne correspondent évidemment pas à ce cliché du backpacker présenté ici. Mais ce cliché est bien réel dans les représentations des locaux croisés sur les routes.

Néanmoins, je voulais apporter une touche plus positive dans cet article : depuis notre premier voyage en Amérique du Sud, il y a 6 ans, nous avons vu une belle évolution. Celle de la langue. Français et Américains étaient souvent les deux nationalités qui restaient le plus « cloisonnées » dans leur langue, attendant des autres un effort d’adaptation et ne prenant pas la peine d’apprendre les rudiments de l’espagnol.

Mais les choses évoluent… et en bien ! Nous voyons désormais de plus en plus de voyageurs de tous horizons se débrouiller en espagnol. Une belle preuve d’engagement dans la volonté de rencontrer un pays, sa culture et ses habitants !

Voyageurs, vous êtes des ambassadeurs !

Chaque voyageur, en quittant ses frontières, représente son pays aux yeux des personnes qu’il va côtoyer. Vous rencontrer deux Australiens sympathiques sur les routes, vous en déduisez « tous les Australiens sont sympas ! ». Vous tombez sur des Italiens dragueurs ? « Tous les Italiens sont chauds ! »… Et ainsi de suite. C’est humain. C’est automatique.

Quand je voyage, je suis ambassadeur de France. De retour en France, je suis ambassadeur de ces Autres que je suis parti approcher, rencontrer, comprendre. Nous sommes tous des ambassadeurs (…).

Alexandre Poussin

Alors imaginez-vous ce que pensent les habitants des pays que vous traversez. Vous représentez la France, la Belgique, le Canada, la Suisse… Voire l’Europe ou l’Occident tout entier ! Jeune fille à la peau claire, yeux bleus et cheveux blonds, vous êtes une gringo : le prototype même de l’étranger.

C’est tous les touristes du monde que vous incarnez !

Ainsi, comme si vous aviez un mandat diplomatique et que vous étiez chargé de représenter votre pays, faites attention à bien vous conduire. Faites honneur à votre patrie. Faites honneur à l’espèce humaine.

Backpackers, redevenez des voyageurs !

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Backpackers, redevenez des voyageurs !

229 réponses à “Pourquoi les backpackers ont mauvaise réputation ?”

  1. Merci pour ce bel article. J’espère avoir été un bon backpacker et bonne ambassadrice pendant mon année en Nouvelle-Zélande… !!! Bon article en tout cas, ça fait du bien.

    • Merci Dounette pour ton retour positif ! Quel plaisir de voir cet article si bien accueilli par la communauté des voyageurs.

      Le voyage parfait n’existe pas : c’est un idéal.
      … Mais rien ne nous empêche d’essayer 😉 Je pense que c’est en visant un idéal que l’on peut se surpasser sur le plan individuel et faire évoluer les choses sur un plan global.

      Rien que le fait que tu te poses la question « ai-je été une bon voyageuse et une bonne ambassadrice » est un bon signe : l’important, c’est de se remettre en question et d’avoir cet intérêt en tête.

  2. J’adore!

    Bien que je ne me considère plus « backpacker » dans le sens général reconnu et que je voyage désormais d’une façon bien différente (reste que certains pans du voyage continue de se faire à la sauce backpack…), c’est comme ça que j’ai appris et commencé à voyager.

    Je pense que le trait typique, souvent généralisé, qui nous a fait le plus de « tord », du moins, qui nous a le plus ennuyés, a toujours été celui du « backpacker qui voyage pour s’éclater et faire la fête comme jamais il ne l’aurait fait ». C’est celui-là, du moins, qui m’a le plus « déçue », que ce soit en Amérique du Sud, en Europe ou en Australie. J’ai commencé à voyager à 19 ans, je suis (étais?) bonne fêtarde dans la vie en général, et pourtant… il y a des moments, des endroits, où un chouilla de retenue ne ferait pas de tord.

    Pour ce qui est de voyager sans le sou, ou avec le moins d’argent possible, je crois que ça dépend des motivations à la base du projet et du comportement adopté une fois sur place. Il y a moyen de voyager pour très très peu, sans abuser de la bonté des gens, sans en faire une compétition de « qui dépensera le moins pour faire le plus », sans en perdre l’essence même du voyage. Je conçois, par contre, que certains abusent et j’ai aussi été témoin de scènes désolantes en ce sens.

    À mon sens, c’est un peu comme décider de vivre avec peu, de simplicité volontaire, chez soi, dans son propre pays. Tant que ce choix se fait dans le respect des autres et qu’il est assumé à 100%, qu’on en prend la responsabilité, la question du « est-ce correct ou non? » ne se pose pas. C’est quand on commence à marchander là, où on ne devrait pas marchander et à *dépendre* de la générosité des autres que le bât blesse.

    D’un autre côté, le voyage qui m’a le plus marquée est celui que nous avions décidé de faire avec trop peu d’argent, en Europe de l’Ouest (10 euros par jour par personne incluant… tout!). Ça a été la meilleure école que je puisse avoir que de me débrouiller (autostop, camping, système D) avec très très peu dans un endroit du monde où il faut généralement dépenser beaucoup plus. Quand nos buts premiers du voyage ne sont pas les excursions, tout voir, tout faire, tout goûter, mais bien de se déplacer, repousser ses limites personnelles, tout en conservant un lien de confiance et de RESPECT avec la population, la vision qu’on peut se faire du voyage budget extra-maigre prend un autre visage. Malgré ça, quand il fallait payer, nous payions (et nous tentions de rétablir notre budget dans les jours suivants d’une façon ou d’une autre). Jamais, nous n’avons demandé la charité.

    Je me souviens avoir eu de la difficulté à me faire prendre en autostop à un moment donné dans le sud de la France, parce qu’il y avait 3 backpackers, dont la réputation commençait à les rattraper, devant nous, qui voyagaient en se basant QUE sur la générosité des gens. Nous crédo à nous était: on fait tout pour dépenser le moins, mais on est les seuls responsables de notre voyage, ce n’est pas aux autres à nous financer, nous assumons notre choix sans qu’il se répercute négativement sur les autres. Nous recevions, mais nous donnions. 10 ans plus tard, plusieurs amitiés nées dans ces conditions existent encore. Nous en avons hébergé plusieurs lors de lors passage au Québec par la suite. Mais bon hey! ça fait un bail de ça… les choses ont effectivement bien changées!

    Bon, je m’égare… bref!

    Cette réputation que le backpacker veut tout voir, tout faire, rapidement, en dépensant le moins possible… je crois qu’une bonne partie de la mérite pas, mais que oui, malheureusement, plus ça va, plus ça colle à la réalité. Et encore! C’est ce que j’observe autour de moi, car je ne voyageplus véritablement en mode backpack depuis plusieurs années. Si je m’y remettais, j’aurais probablement un choc 😉

    Chouette article, comme toujours! 🙂

    • Bonjour Bianca, merci pour ton grand message ! Ravie que l’article te plaise, et tes retours d’expérience sont très intéressants.

      Voyager sans top dépenser n’est pas un problème à mes yeux, du moment que ce ne soit pas le seul objectif du voyage. Rencontre, respect, apprentissage… mais aussi, comme tu le dis si bien, responsabilité. Ne pas imputer aux autres le financement de son voyage (surtout dans des pays plus pauvres où les gens vivent avec presque rien).

      Par contre, l’idée retour à l’essentiel, simplicité volontaire… tout cela me parle. J’ai plusieurs exemples en tête (Alexandre Poussin, Frédérique de Nomade en Mer, David et Isabelle de Viavelo…) : toutes des personnes qui ont décidé de quitter le confort, la sécurité, le monde de consommation… pour Vivre en Liberté, se retrouver, retrouver le contact à la Nature, aux gens et aux choses essentielles de la vie. J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour ces voyageurs.

      Merci donc pour ton retour plein de sagesse et d’authenticité 🙂

  3. Belle analyse! Les nuances, la clarté, le message constructif, l’ouverture des uns vers les autres et le sens de la responsabilité en vers eux et d’autres. Bravo! C’est un des meilleurs textes du genre actuellement. Il faudrait le proposer dans toutes les classes de Belgique, France et ailleurs pour tous les futurs candidats au voyage en liberté, sans les parents, Ambassadeurs de leur génération mais aussi de leurs nations, leurs ethnies, etc.
    Bravo Amandine!

    • Quel plaisir de lire votre commentaire ! Merci Guy et Carine pour votre retour, j’en rougis de surprise et de plaisir.

      J’aimerais que ce message de sensibilisation puisse toucher un maximum de voyageurs et de futurs voyageurs, afin de couper à la racine le mouvement actuel et pouvoir changer cette aura négative autour du « backpacker » et du voyageur de manière générale.

  4. Un bien bel article que tu signes là.
    Des voyageurs irrespectueux on a tous croisé! Je suis d’accord avec toi, il fait redorer le blason des backpackers. Voyager c’est partager avant tout!

    • Un tout grand merci Valérie pour ce message. Redorer le blason du voyageur (sac à dos ou non) est possible, par un effort individuel et une volonté collective. Il faudra sans doute du temps et beaucoup de bonne volonté (et d’indulgence des habitants des pays où des problèmes se sont passés), mais j’ai bon espoir !

  5. Très bel article qui me fait réagir!
    J’ai voyagé en mode backpacker quand j’avais 25 ans (6 mois en asie et océanie!) et déjà à l’époque je n’aimais pas cette image que je donnais avec ce sac sur le dos! car je ne me reconnaissais pas dans les « backpackers ».
    Alors maintenant à 40 ans et avec 2 enfants, on a fait le Sri Lanka Sac sur le dos parce que j’adore avoir les mains libres (déjà pour porter mon Mini Voyageur!) et je ne veux pas entendre parler de backpackers! Alors oui être backpacker pour payer le moins possible et s’en vanter, loin de moi! Oui nous faisons attention à notre budget pour tenter de voyager plus mais négocier pour négocier et tenter de gagner 70cts cela ne vaut pas le coup et surtout, je ne veux pas apprendre cela à mes enfants! Bien sûr on discute le prix mais jusqu’à un certain point, les backpackers ont quand même pu se payer un billet d’avion que bien peu de personnes peuvent s’offrir!
    Mais je reste une adepte du voyage sac sur le dos et peut être suis-je VIP!

    • Merci Sandrine pour ton commentaire ! Oui, cet article fait vraiment réagir, je suis ravie de voir l’intérêt qu’il suscite auprès de la communauté des voyageurs.

      Comme toi, j’utilise le sac à dos en voyage pour la liberté de mouvement qu’il procure… sans pour autant me définir comme « backpacker » (en plus je trouve ce terme très moche ! 🙂 ). L’utilisation du VIP m’a bien fait rire, mais finalement, pourquoi pas ! 😉
      Plus sérieusement, je n’aime pas ce genre de terme (backpacker comme VIP) pour le côté classificateur qu’il implique : je n’aime pas que l’on mette les gens dans des boites, car la réalité n’est jamais dichotomique/simple… J’aime garder les nuances des gens et de leur parcours de vie.

      Quel plaisir de lire des retours de voyageurs en famille, avec des enfants en bas âge 🙂 Merci pour ton retour d’expérience !

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