Un sac sur le dos
Amandine

Aller à la découverte d’un pays, c’est tenter d’approcher ses habitants et leur culture, leur histoire et leur manière de vivre. Nous avons eu la chance d’être accueillis pendant 3 jours chez une famille péruvienne dans les montagnes de Huaraz proche de Wilcahuain, au cœur de la Cordillère Blanche. Retour sur ces 3 belles journées de tourisme expérientiel.

Le voyage et ses coïncidences

La vie est pleine de surprises, et le voyage démultiplie les possibilités : les petites coïncidences se succèdent comme une mécanique bien rodée. C’est ainsi qu’au site d’Ichti Wilkahuain, nous faisons la connaissance de Cristian, le gardien du site.

Rien n’arrive par hasard, nous dit-il

En quelques minutes, nous nous retrouvons invités à manger du cuy (cochon d’Inde) dans sa famille, sa maman préparant le meilleur cuy de la région … C’est ce que nous verrons !

La maman de Cristian, une belle rencontre

Le tourisme expérientiel

Suite à notre rencontre avec Cristian, qui en plus d’être garde et guide, travaille également pour une agence de voyages (Alternative Peru), je découvre le principe du « turismo vivencial », tourisme de vie quotidienne ou tourisme expérientiel.

L’idée ? Sortir des sentiers battus, aller à la rencontre d’habitants de la région et partager leur mode de vie. Bien sûr, ce n’est pas une réelle invitation dans une famille, mais bien un modèle touristique, offrant la possibilité de se confectionner un programme. À côté des classiques treks et randonnées, le touriste peut choisir de participer également à différentes activités de vie : cours de cuisine, travail dans les champs, construction de maisons, leçon de Quechua, lessive dans la rivière, travail de la laine, découverte des instruments de musique locaux …

Une belle manière de favoriser le tourisme local et d’échanger avec des Péruviens curieux d’en apprendre plus sur nos pays lointains et désireux d’enseigner certains traits de leur culture.

Une femme des Andes

À la mode péruvienne

Au-delà des activités choisies, c’est une expérience d’immersion « à la mode péruvienne » qui attend le touriste. Bien sûr, le touriste est choyé : on lui prépare la plus jolie chambre, une belle table pour manger … Derrière ces attentions se dessine la volonté d’accueillir au mieux le visiteur, ne le bousculant pas trop dans ses habitudes occidentales. Mais au fil des jours, le contact se crée, les mots viennent combler les incompréhensions et nommer les différences culturelles.

– Pourquoi ne venez-vous pas manger à table avec nous ?

– Parce que nous, les Péruviens, nous mangeons souvent assis comme cela, sur le côté, sans table.

Arrivée dans la maison de nos hôtes

À la mode péruvienne, cela signifie également au rythme de la famille : la plus jeune qui revient du collège à la nuit tombée, les chats qui conquièrent les chaises oubliées, la fille aînée qui rentre avec les courses … et tout le monde qui se rassemble le soir venu autour des feux de la cuisine, dans la cour, à attendre que cuisent les pommes de terre.

Les moments d’attente sont, paradoxalement, parmi les plus riches en voyage. L’on observe, l’on écoute et on prend le temps. Être avant de faire. Ces moments rassemblés autour des marmites, l’estomac gargouillant, permettent de parler de tout et de rien, de son histoire, de ses espoirs … L’on ouvre la porte aux représentations culturelles :

En Europe, tout le monde est heureux et riche. Tout le monde a accès aux dernières technologies, tout le monde à Internet et la télévision.

Mais est-ce que le bonheur, est-ce d’être riche ? … De quoi animer des débats philosophiques jusqu’au bout de la nuit.

Cuisine au feu de bois

Tester des activités péruviennes

Nous avons testé 4 activités lors de notre séjour dans cette famille péruvienne :

Nous avons réalisé également deux randonnées :

Une pierre après l’autre …

Cristian nous a d’abord emmenés à l’arrière de sa maison. Fièrement, il nous présente les bases de futures maisons pour accueillir les touristes. L’une sera circulaire et tout en pierre, nous dit-il, avec un toit de paille. Une autre sera en adobe. Et là-bas, ce sera un endroit pour se détendre à l’ombre des arbres, avec des hamacs.

Une petite vision de paradis de ce grand rêveur, des projets plein la tête. Nous nous attaquons d’abord à la maison circulaire toute de pierre.

– Mais uniquement en pierres blanches, insiste-t-il. Savez-vous pourquoi je veux construire tout en pierre ?
– Parce que c’est résistant, essaye François.
– Parce que c’est joli, répondis-je à mon tour.
– Non ! Parce que les pierres ont le pouvoir de rejeter les problèmes. Elles émettent de bonnes énergies et en écartent les mauvaises, grâce aux minéraux.

Sur ces paroles, nous regardons les pierres qui nous entourent. Comment les choisir pour les positionner dans un ensemble harmonieux ?

Notre guide prend une pierre, la pose comme si sa place était déjà écrite. Il en prend une autre. Elle résiste, ne reste pas en place … Il la repose calmement.

C’est que ce n’était pas sa place. Chaque pierre choisit sa place, il suffit de les écouter.

Devant ce muret et le tas de pierres à côté, la tâche nous semble colossale.

Nous délaissons à présent la maison de pierres au profit de celle en adobe. Leçon suivante : comment fabriquer une brique ? Cristian retourne la terre sur une petite surface, en retire cailloux et racines, et la mélange avec de la paille. L’on ajoute de l’eau et l’on écrase bien le tout, en mode « vendanges », pieds nus dans la boue. Résultat : une terre prête à être façonnée.

Mais remplir le moule en bois n’est pas aussi simple que prévu. Je m’essaye à la tâche … pour un résultat peu concluant, ma brique semblant pleine de trous face à celles, toutes lisses, réalisées par Cristian.

Tout un apprentissage, demandant de la technique, un peu de force, mais surtout, surtout, beaucoup de patience !

Dans les champs, attention aux taureaux !

Aujourd’hui, vous allez apprendre à manier le taureau, nous dit fièrement Cristian.

Manier le taureau ? François et moi nous regardons, pensifs. Il doit s’agir d’un instrument nommé comme l’animal … Nous traversons un village, puis un autre.

Bonjour ma tante, par ci

Bonjour ma tante, par là …

Beaucoup de tantes dans la région … L’une d’elles nous apostrophe et parle en Quechua avec Cristian. Ils rigolent en me regardant.

Ma tante demande où est ta jupe !

Je ris de bon cœur également. J’aimerais tant revêtir, moi aussi, leur jupon coloré le temps d’une journée.

Arrivés au terrain en question, François et moi sommes plus captivés par les 4 chiots qui nous tournent autour que par les allées et venues de notre guide et de la grand-mère.

Adorable petit chiot dans le champ

Ils reviennent alors avec 3 taureaux, une vache et un veau. Ha oui, de vrais taureaux … Les attacher aux ustensiles pour travailler la terre est toute une histoire. Finalement, un quart d’heure plus tard, les bêtes sont prêtes. Les pauvres, toutes coincées.

Voilà, maintenant c’est à toi, Amandita !

Bon, courage … Cristian me place devant les taureaux, afin de les guider, lui manipulant l’outil à l’arrière. Une rangée. Demi-tour. Une autre rangée.

Changement de rôle, me voilà à l’arrière des bestiaux … Je crie les mots magiques pour avancer et arrêter. J’appuie sur l’outil pour tracer une ligne dans la terre. Une rangée … Aïe, on fonce droit sur l’abri des chiots ! Les pauvres détalent à la vue des imposants animaux. Une seconde rangée. J’arrête le tir … Le champ ressemble à présent à un champ de bataille !

Cristian rit de bon cœur devant mon air dépité.

Manier le taureau

– Et chez vous, comment faites-vous pour semer les récoltes ?

– Chez nous ? Nous avons des machines pour faire ça …

Des petites questions qui nous font sentir à quel point nous avons perdu le contact avec le travail de la terre.

La pachamanca : cuisiner dans le ventre de la Terre Mère

Après l’effort, le réconfort. Nous avons profité du travail dans le champ pour construire une « pachamanca ». La pachamanca est une méthode de cuisson ancestrale, utilisée du temps des Incas et même bien avant : l’on en retrouve même des traces dans la civilisation Caral (la plus vieille d’Amérique) !

Pachamanca est un mot quechua, pacha signifiant terre (comme pour Pachamama, la Terre Mère) et manca signifiant casserole. Pour créer une pachamanca, il faut avant tout des pierres … et beaucoup de patience !

Première étape : le four de pierre

Comme des enfants jouant à construire des édifices en Kapla, nous rassemblons des pierres (blanches, car les bleues exploseraient à la chaleur), et les empilons de façon à former un four circulaire. La tâche n’est pas aisée … surtout arrivé au sommet de l’édifice, pour fermer le tout. Premier éboulement de pierre. Puis un second. L’on rit, surtout la vieille dame venue nous aider.

– Cristian me regarde : tu peux placer cette pierre là-bas ?

– Mais j’ai peur de tout faire encore tomber, répondis-je en ne lâchant pas les pierres déjà posées.

– Peur ?

Cristian et la vieille femme rient de plus belle. La peur ne sert à rien ici. Pas de moqueries, pas de compétition. Juste des adultes affamés qui s’entraident dans la joie et la bonne humeur.

Préparation de la pachamanca

Je m’y remets de plus belle, rattrapant quelques pierres de mes collègues au passage. Après plusieurs tentatives, notre four a fière allure. Étape suivante : ramasser du bois et allumer un feu. Tel un four à pizza, le feu crépite depuis la petite porte d’accès aux entrailles de la pachamanca. Nous entretenons le feu pendant un temps qui me semble interminable. Qu’attendons-nous ainsi ?

Ça y est. Me dit alors Cristian. Les pierres sont bien noires, la chaleur est suffisante.

Seconde étape : la cuisson

On laisse mourir le feu … et détruisons la construction.

Tout ça pour ça ?

Quelques pierres tombent, Cristian dépose une première couche de pomme de terre. Les plus grandes. Quelques pierres en plus … Et ainsi de suite. Tel un tiramisu mi-pierre mi-pomme de terre, tout se met en place pour la cuisson. Mais ce n’est pas fini. L’on recouvre ensuite le tout de feuilles parsemées d’épis de maïs, puis l’on ajoute une bâche et l’on recouvre le tout de pierre, en prenant bien soin de boucher le moindre trou afin que la fumée ne puisse pas s’échapper.

Un four vapeur millénaire !

Après un temps que je ne serais chiffré, nous déterrons notre repas et le savourons : cuit à point, un vrai régal !

La préparation des repas : un moment familial

Leçon n° 1 : le cuy

Pour notre premier repas chez nos hôtes, nous sommes honorés d’un repas de fête. Aujourd’hui, il y a du cuy au menu !

Cuy est le mot quechua utilisé pour désigner le cobaye (ou cochon d’Inde). Les Péruviens des Andes vivent souvent avec de nombreux cuys à leurs pieds, voire leur dédient une maison rien que pour eux. Une réserve de nourriture à portée de main …

Cristian se vante : sa mère fait le meilleur cuy de la région !

C’est ce que nous allons voir ! François va chercher sa caméra, d’un pas hésitant. Je prononce la question que nous nous posons tous les deux sans oser la formuler …

Il est déjà mort le cuy, non ? Ils ne vont pas le tuer devant nous ?

Et bien … si : plus c’est frais, mieux c’est !

– Lequel veux-tu manger ? demande Cristian à François devant la cage.

François devient tout blanc.

– Heu … celui que vous voulez, je ne sais pas … Je ne peux pas choisir.

Nous déchargeant de ce droit de vie et de mort sur ces adorables petites bestioles, François et moi tournons lâchement le regard lorsque la jeune fille tue l’animal. Âmes sensibles s’abstenir. La famille rit de bon cœur devant nos airs blafards.

– Chez vous on ne mange pas de cuy !

– Non, chez nous ce sont des animaux de compagnies, que l’on garde pour le plaisir …

– Haaa, celui-là sera bon : il est plein de sang ! ajoute la jeune fille.

Ils rient de plus belle.

D’une main de maître, la maman décortique l’animal et en moins de temps qu’il en faut pour le dire, il se retrouve dans notre assiette. Chacun une moitié. C’est un honneur que l’on nous fait : le cuy est réservé aux fêtes … et aux touristes invités.

Devant notre plat, nous nous interrogeons : comment manger cette pauvre bête. Au-delà de l’aspect émotionnel vient le moment de la question pratique. Pas de couteau, seulement une fourchette.

Avec les mains ! nous disent-ils en riant.

Pas assez de viande que pour décortiquer au couteau, il faut y aller franchement. Oublier ce que l’on mange, penser à l’honneur que l’on nous fait et à ce que cela représente pour nos hôtes. Et après une première bouchée … nous nous léchons les doigts !

Oui, ce cuy est bien meilleur que celui que nous avons mangé précédemment. Pari tenu ! Sans doute le meilleur que nous ne mangerons jamais …

Leçon n° 2 : les chichas

La chicha, la boisson des Incas ! Nous avons pu participer à la cuisson de la chicha classique, et de la chicha morada.

Comme des sorciers autour de grands chaudrons, nous ajoutons méticuleusement les ingrédients indiqués par notre chef : des bananes pour la chicha classique, du maïs aux tons mauves et des pommes pour la chicha morada.

Et beaucoup d’autres dégustations …

Nous avons également dégusté de nombreux autres plats, je retiens la quinoa « dulce » (quinoa sucré, qui me fait étrangement pensé à du porridge !) et la soupe de quinoa, mais aussi la soupe épaissie à la farine et agrémentée de pommes de terre et d’œufs.

Deux treks à découvrir

Pour découvrir la région, quoi de mieux que de se balader ? Malgré le temps maussade, deux promenades sont au programme : les eaux thermales de Monterrey et la lagune de Churup.

Une première balade à Monterrey

Nous sommes au début de la saison des pluies, et, qui plus est, accompagné du phénomène El Niño. Mieux vaut partir tôt le matin pour éviter la pluie, fidèle au poste à partir de 15 h. Et c’est précisément … ce que nous ne ferons pas pour cette première promenade ! Mais comme disait Cristian au début de notre aventure :

Rien ne se passe jamais par hasard.

Premier trek, départ sous un temps menaçant

Si nous étions partis au matin, jamais nous ne nous serions laissés surprendre par la pluie. Jamais nous ne nous serions abrités dans un petit village de montagne. Jamais nous ne nous serions fait inviter à leur fête.

Nous voici donc contraints à nous abriter, accueillis avec une assiette de poulet à l’aji. Notre précédant repas n’est pas loin, mais comment refuser une telle générosité ? La pluie ne gâche en rien l’ambiance de la fête : les musiciens jouent des airs entraînants, des couples se lancent sur une piste de danse minuscule. Jeunes et vieux, tous ensemble, célèbrent. Ce qu’ils fêtent ? Aucune idée : ici, c’est tout le temps la fête, nous dit Cristian. Une sorte de sport national.

Les femmes assises à même le sol me scrutent d’un regard curieux tout en rigolant entre elles. L’une d’elles interpelle Cristian et lui demande en Quechua :

Mais où est son lliclla ? (tissu utilisé par les femmes pour porter leurs affaires sur le dos).

La pluie diminue, nous reprenons notre route en empruntant de petits sentiers jusqu’à traverser un champ, dernier obstacle avant d’arriver aux eaux thermales. Malheureusement, ce champ où paissent des moutons est gardé par toute une horde de chiens zélés. La propriétaire, au bout du champ, ne semble pas s’émouvoir de la situation : nous sommes encerclés, moi avec des branches en main, protégée par Cristian et François … Lorsque nous arrivons enfin au bout du champ, la propriétaire nous insulte, inconscients que nous sommes de traverser son champ !

Heureusement, un bon bain chaud aux eaux thermales de Monterrey nous attend pour nous remettre de nos émotions.

Les eaux thermales de Monterrey

À la lagune de Churup

François raconte plus en détail ce trek à la lagune de Churup, une expérience qui nous laisse des images humides et brumeuses en tête … Et une envie d’y retourner.

Trek à la lagune de Churup

3 jours dans une famille péruvienne : une expérience à vivre

Ce court séjour dans une famille péruvienne nous a permis de nous reconnecter à l’essence même du voyage : la rencontre. La rencontre de personnes, la rencontre de cultures, la rencontre de coutumes et d’habitudes.

Quelles que soient les activités prévues au programme, finalement, ce sont tous ces moments passés à leur côté, ces idées échangées et ces rires partagés qui font de ce séjour un souvenir mémorable.

Notre maison d’accueil
En pratique :

Pour vivre vous aussi cette expérience, nous vous recommandons l’agence Alternative Peru.

Autre article à découvrir : Ma rencontre avec des grizzlis.

Et vous, avez-vous déjà vécu chez l’habitant ou essayé le tourisme expérientiel ? Des souvenirs ou conseils à nous partager ?

23 réponses à “Tourisme expérientiel : 3 jours chez une famille au cœur des Andes”

  1. Grande question: à partir du moment où cela est du tourisme, est-ce réellement sortir des sentiers battus ou bien plutôt construire de nouveaux sentiers?

    • Merci Tuni pour ton commentaire qui vient bien résumer un débat ennoncé lors de l’article et débuté dans les commentaires … Impossible d’y trouver une réponse toute faite. A chacun de se sentir « juste » avec ce qu’il pratique comme tourisme. Ce qui est notre cas ici.

      J’aime beaucoup ta deuxième interprétation : « construire de nouveaux sentiers » … En espérant qu’ils gardent ce statut de « sentier » et ne se transforment pas en « autoroute touristique », ce qui leur ferait perdre leur nature et leur essence.

  2. Bonjour Amandine,

    J’ai découvert ton blog par l’intermédiaire d’autres pages que je suis sur les réseaux sociaux, en tant que passionnée de voyage 🙂
    J’ai lu cet article avec grand intérêt, ainsi que celui du « Tourisme du paradis perdu » car je suis en pleine réflexion au sujet du tourisme vivencial ou communautaire. J’ai aussi une expérience de ce genre de tourisme au Pérou (Colca et Titicaca), j’ai également été horrifiée par les îles flottantes où je ne suis même pas allée après m’être fait harceler par les vendeurs de « tours », et au Nicaragua très récemment. Ça m’a donc beaucoup intéressée de voir que nous partageons les mêmes réflexions sur ce thème. Je vais continuer d’explorer ton, ou plutôt votre blog!

    • Bonjour Anita, merci pour ton message, je suis très touchée que mon travail sur ce blog te plaise 🙂
      Le tourisme « vivencial » est un sujet qui m’interpellait et m’intéressait beaucoup ; je suis contente de l’avoir testé, et doublement d’avoir eu cette première expérience avec cette agence-ci. J’ai pu voir que oui, c’est possible de « sortir des sentiers battus » (ou de créer de nouveaux sentiers comme on le disait dans un autre échange de commentaire) et d’avoir une expérience « authentique » et profondément humaine.

      Comme toi, le lac Titicaca m’a fait une drôle d’impression : nous avons préféré ne pas faire « le tour classique » où l’on dort chez l’habitant. Nous ne le sentions pas… Et le tour que nous avons fait sur une île flottante a été le pire de toute notre expérience en tant que touriste !

      Merci de me lire et de réagir à mes articles en apportant ton éclairage à ces réflexions : c’est très enrichissant ! J’aime cette dynamique (une des raisons qui m’a poussée à réaliser ce projet de blog). Au plaisir de te lire et d’échanger encore dans d’autres commentaires… 🙂

  3. Bonjour, merci beaucoup pour votre partage. Comment fait-on pour organiser un tel voyage ? A qui peut-on s’adresser pour nous mettre en lien avec des personnes qui accepterait de nous accueillir ? Merci d’avance et bravo pour cet article

    • Bonjour Claire, merci pour ce retour enthousiaste !

      C’est par hasard que nous avons rencontré Christian qui nous a servi de guide et d’hôte pendant ces quelques jours.
      Il travaille pour une agence de tourisme à philosophie « locale », durable/authentique… qui s’appelle Alternative Peru.

      Bons préparatifs et surtout bon voyage.

  4. Ohhh ! J’aurais tellement aimé connaître cette agence avant de partir au Pérou ! Vous avez l’air d’avoir eu une superbe expérience ! 🙂 Passer du temps chez l’habitant, c’est souvent les meilleurs moments en voyage. Merci pour le partage.

    • Merci Pamela pour ton commentaire 🙂
      Oui, partager des moments du quotidien avec une famille, c’est vraiment une chance unique de découvrir une culture de l’intérieure de faire de belles et profondes rencontres. Cette courte expérience nous a vraiment marqué… A refaire ! 😉

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