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Un sac sur le dos Un sac sur le dos
Amandine

Phnom Penh, capitale du Cambodge, est à la fois grande et petite : divisée en quartiers, on fait vite le tour des sites centraux intéressants. Mais les dimensions de la ville et sa circulation chaotique typique rendent difficiles les déplacements à pieds sur de longues distances : l’usage de la moto-dop et du tuk-tuk sont des alternatives agréables.

Trois jours me paraissent suffisants pour goûter à l’ambiance de la capitale du Cambodge et découvrir ses principaux attraits.

Cambodge, Asie, paradoxes
Enfilade de tuk-tuk

 

A voir et à faire

Le Musée national

Situé près du palais royal, le musée national vaut la peine d’être visité. Architecturalement parlant, ce palais rouge s’ouvre sur un patio intérieur où trône une statue de Bouddha au milieu d’un jardin bien arrangé.

Ce musée renferme la plus belle collection de scultpures khmères au monde, avec des pièces issues des sites archéologiques du pays. Si cela a l’inconvénient de vider les sites de leurs belles pièces, cela permet de voir en une heure plus de statue qu’en plusieurs jours de visite de temples.

En pratique : Prix : 3$ (interdiction de prendre des photos sauf accord – accréditation : nous n’avons jamais pu obtenir cette autorisation !), guide locaux 5-7$, Horaire : 8h – 17h

Le palais royal et la pagode d’argent

Le palais royal, visible depuis la promenade en bord de fleuve avec ses toits khmers et ses dorures, appelle les regards des curieux.
Nous avons néanmoins du nous y reprendre à deux fois pour pouvoir pénétrer dans l’enceinte, car c’est là que j’ai découvert l’interdiction d’utiliser un foulard pour se couvrir les épaules.

Je n’ai pas (encore) visité le palais royal de Bangkok, mais il parait qu’ils sont très semblables.
De manière générale, je n’ai pas été séduite par ce palais et encore moins par ce qui s’en dégageait. En travaux, les toits et les façades étaient sous des échafaudages, et tout était étrangement trop net et trop rangé (jardins type « Versailles ») par rapport à la cacophonie de la ville. Il n’y a pas grand chose à voir non plus.

Les photos sont interdites la plupart du temps à l’intérieur des bâtiments, pensez également à enlever vos chaussures en entrant.

J’ai aimé :

En pratique : Prix : 6,5 $ Horaire :  8h – 11h et 14h – 17h, très fréquenté le dimanche

Vat Phnom

Perché sur la seule colline de la ville, ce temple-musée est fréquenté par les khmers, venus prier pour obtenir de la chance. Avant un examen ou en entretien d’affaires important, c’est l’étape à ne pas manquer pour s’assurer de sa réussite. Et si les prières sont exaucées, le Cambodgien revient pour apporter l’offrande promise aux pieds des autels : bananes, fleurs …

« Une banane contre la réussite de mon exam ! »
C’est pas cher payé !

Pour monter jusqu’au temple, plusieurs chemins mènent au sommet, l’un d’eux gardé par des lions rugissant pour l’éternité. Il paraît qu’il faut faire attention aux singes (nous l’avons su dans l’après-coup), sauf que nous n’en avons croisés aucun !

Nous avons par contre découvert une étrange coutume, qui consiste à acheter un oiseau en cage, le garder en main pour prononcer sa prière et le relâcher… pour qu’il se fasse re-capturer le lendemain et re-relâcher ensuite : un boucle sans fin !

Attention : la nuit, l’endroit est réputé pour être fréquenté par des pickpockets travestis.

Vat Ounalom

En se promenant le long du Quai Sisowath, on tombe sur un vaste temple, siège du bouddhisme cambodgien. Véritable petit village dans une enceinte le séparant de la ville, ce temple est habité par le chef de la congrégation bouddhiste cambodgienne et de nombreux moines. Tout est orangé à l’intérieur : depuis les temples colorés jusqu’aux tissus et serviettes des moines sèchant au soleil.

En pratique :  Prix : gratuit Horaire : 6h – 18h, il est parfois fermé sur le temps de midi et envahi de monde lors des fêtes bouddhistes.

Musée Tuol Sleng

Musée tout au temps que mémorial, le Tuol Sleng est un ancien lycée reconverti en prison de haute sécurité (S-21) sous Pol Pot, et devint le plus grand centre de détention et de torture du pays. Ce musée du génocide témoigne des atrocités qui ont ravagé le pays au temps des Khmers Rouges.
Des photographies d’anciens détenus et des peintures d’un ancien détenu y sont exposées.

Je n’ai pas visité ce lieu, réputé touchant, voire éprouvant. Non pas que l’histoire du pays ne m’intéresse pas ou, encore moins, que je sois insensible aux horreurs vécues par les Cambodgiens et aux atrocités dont est capable l’Homme. Mais ayant déjà visité des camps nazi, je sais que ce sont des lieux marqués par l’histoire, où ni le temps ni la terre ne peuvent effacer les atrocités, des lieux où il fait toujours froid…

En pratique : Prix : 2$ (5$ si photos), 6$ le guide, Horaire :   7h – 18h 

Camp d’exécution de Choung Ek

17.000 prisonniers du S-21 furent transférés dans ce camp d’exécution, appelé aussi « Killing Fields » (« Champs de tuerie ») pour y être assassinés. Aujourd’hui encore, des ossements et lambeaux de tissus sont visibles sur le sol.

Cette visite (que je n’ai également pas faite), tout aussi éprouvante que celle de Tuol Sleng, inclu un témoignage par des survivants et gardiens et beaucoup d’informations sur les Khmers Rouges et le procès encore en cours.

En pratique :  Prix : 5$ (audioguide inclus) Horaire : 7h30 – 17h30 ; 8km de la ville (10$ en tuk-tuk : le touriste se fait d’ailleurs harceler en permanence à coup de « Killing Fields » par les chauffeurs) 

Les marchés de Phnom Penh

Phnom Penh regorge de marchés en tous genres. Voici les plus connus et les plus touristiques. Petite remarque : les marchés diurnes ferment généralement assez tôt (vers 17h).

  1. Marché central ou Psar (Thom) Thmey

    Au centre de la capitale, ce marché circulaire occupe un étrange bâtiment de style Art déco (datant de 1937). Avec un dôme immense (un des plus grand au monde) recouvrant le hall central, il a bien mérité son nom « Phsar Thom Thmey » signifiant « nouveau grand marché ».

    En forme de croix et organisé en 4 ailes, le marché propose des objets et services en tous genres, regroupés par thématiques : vêtements, couture, manucure, coiffure, téléphones, bijoux, nourriture locale, souvenirs, artisanat…

  2. Marché russe ou Psar Tuol Tong Pong

    Ce marché a gagné son surnom suite à la grande fréquentation de russes dans ses allées dans les années 80. Bazar étouffant (surtout l’après-midi) aux allées étroites, il est réputé pour y trouver de tout (et beaucoup de contrefaçons) à des prix intéressants.

  3. Psar O Russei

    Le plus grand de tous, ce marché aux airs de centre commercial sur plusieurs étages propose des produits variés et est un véritable labyrinthe.

  4. Marché nocturne ou Phsar Reatrey

    Fréquenté d’avantage par les khmers que les touristes, ce marché de nuit est ouvert le week-end, du vendredi au dimanche, de 17h à minuit.

Flânez dans les rues au hasard

Se promener, tout simplement, et se perdre dans cette capitale aux quartiers aux styles très différents (quartier touristique, des expats, quai Sisowath …). Car bien d’autres lieux que ceux listés ici peuvent mériter le détour et être un objectif de balade, comme Monument de l’Indépendance, stupa (structure architecturale bouddhiste) à l’image de ceux des temples d’Angkor…

Il est très agréable de se promener en soirée, à la tombée du soleil, car les températures en journée sont chaudes et l’atmosphère moite et humide. Un des endroits agréables pour se promener en soirée est le Quai Sisowath : regarder d’un côté le soleil se coucher sur le Palais Royal, et de l’autre, les bateaux passer sur le Tonlé et le Mékong.

 

On y observe aussi des cambodgiens se retrouver entre amis, faire un jeu qui est une sorte de badminton avec les pieds (le dacau) et des séances d’aérobic en plein air (en face du restaurant Blue Pumpkin et au stade olympique).

 

Phnom Penh, Cambodge
Cours d’aérobic en musique

Il est également possible de louer des vélos pour sortir de la ville et par exemple aller se promener du côté de l’île de la Soie (Koh Dach). Vu que nous avions déjà pas mal pédalé dans la campagne du côté de Siem Reap et que François était malade, nous ne l’avons pas fait, mais cette promenade permet de découvrir, en plus des fermes de vers à soie, le Phnom Penh traditionnel.

Une autre activité à la mode au Cambodge (Phnom Penh et Siem Reap) consiste à suivre un cours de cuisine, de l’achat des ingrédients au marché à la dégustation en passant par la réalisation.

Les bonnes adresses :

Bien manger

Se loger

Par contre, je déconseille fortement cet hôtel  : Angkor Mithona Guesthouse (19, Street 172) : service inexistant, personnel peu agréable et malhonnête, chambres aux fenêtres qui ne se ferment pas, wifi qui ne fonctionne pas, salle de bain en mauvais état… le tout dans un hôtel aux allures (et prix) plus « confortables » (20-25$ la nuit). Notre seule mauvaise expérience dans un hôtel au Cambodge en 1 mois.

La capitale, un passage obligé

Le réseau routier du pays est ainsi fait qu’il est pratiquement inévitable de se rendre à Phnom Penh. Ce réseau en étoile vous amènera d’ailleurs peut-être à y faire plusieurs séjours. Nos vols aller et retour étant à Phnom Penh, nous avons distillé les visites des points d’intérêt afin d’avoir toujours envie d’y revenir.

Phnom Penh, Cambodge
Dans les rues de Phnom Penh

Et vous, avez-vous déjà visité Phnom Penh ? Quels souvenirs la capitale cambodgienne vous laisse-t-elle ? Des bons conseils et des bonnes adresses à partager ?

24 réponses à “Que voir à Phnom Penh ?”

  1. J’en garde un très bon souvenir. Nous y sommes restés 5 jours et j’ai aimé m’y perdre. Les enfants ont aimé aussi bien qu’ils aient eu fort chaud. Je n’ai pas visité ces lieux de mémoire avec eux, par contre nous avons découvert de chouettes plaines de jeux, nous nous sommes perdus dans les marchés, nous avons goûté à tout. Nous sommes aussi allés voir la gare vide. Traverser là-bas est très risqué et un vrai sport.

  2. Salut Amandine,
    l’ambiance de la capitale a l’air assez sympathique. La circulation n’est pas dissuasive, les touristes plutôt discrets sur vos images, et les lieux que vous nous montrez ont l’air très agréables à parcourir – hors sites de la proche Histoire.
    C’est vrai que le palais royal fait penser à celui de Bangkok, par le style de ses toitures surtout. L’organisation de l’espace et des jardins très aérés est assez différent. Très cosy, très anglais à Bangkok.
    Ces commentaires autour du plaisir de s’y perdre en disent long… A nous Phnom Penh !

  3. Merci pour les infos, je pense y faire un tour d’ici le milieu du mois. Par contre le grand palais en Thailande est franchement mieux que celui de Phnom Penh (en tout cas au vu des photos)

    • Salut Romain, merci pour ton commentaire.
      Je n’ai encore jamais vu le Palais Royal en Thaïlande, mais des voyageurs croisés sur place m’ont partagé un avis semblable au tien : après avoir vu celui du pays voissin, ils ne voyaient pas l’intérêt de visiter celui-ci. … Et moi qui n’ai vu que celui-là, je pense qu’il ne fait pas partie des incontournables !

  4. Bonjour !
    Je tombe par hasard sur ce blog et je suis directement allée voir ce que vous disiez sur le Cambodge où j’ai vécu 8 mois.

    Je suis très surprise de ce que tu dis sur l’interdiction de porter un foulard sur les épaules, au Palais Royal et à Angkor … Je n’ai pas visité le Palais Royal, mais nulle part on ne m’a demandé d’enlever un foulard, et personne ne m’a jamais rien dit de similaire …

    Pour ce qui est des lieux de mémoire de l’époque « Khmer Rouge », je conseille plus les Killing Fieds, à un peu moins d’1h de route du centre de Phnom Penh, que S21-Tuol Sleng. C’était un camp d’exécution, et on en fait la visite avec un audioguide très très bien (je n’aime pas du tout ça d’habitude …). C’est finalement un lieu très paisible aujourd’hui, mais qui garde de nombreux signes de son passé.

    Sinon, moi ce que j’ai préféré, c’est me balader à pied dans les rues de Phnom Penh, et m’arrêter dans une pagode au coin d’une rue ou au marché, et j’aime bien la description que tu fais de la ville !

    • Merci Noémi pour ton message et ton partage d’expérience. Ravie de savoir que tu aimes la description que je fais de Phnom Penh, surtout vu ta longue expérience 🙂

      Pour ce qui est de l’interdiction de porter un foulard, ce n’est pas que le port du foulard est interdit : c’est qu’un foulard ne peut pas être utilisé pour se cacher les épaules. Il y avait des panneaux à l’entrée de plusieurs sites touristiques…

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