Un sac sur le dos
Amandine

L’image de la femme à travers le monde est multiple et pleine de nuances… tout comme le respect de leurs droits fondamentaux. Le féminisme n’est plus un mouvement à la mode, et pourtant, ses revendications sont loin d’être atteintes, où que l’on soit sur notre petite planète.

J’ai eu envie, sans raison particulière, de vous parler des femmes du monde. De nous, d’elles, de moi… Pas besoin d’attendre « la journée de la Femme » (ou plutôt la journée internationale des droits des femmes) pour lever le voile sur les injustices et inégalités qui persistent sur le globe.

Coup d’oeil sur le féminisme, son histoire et surtout, « mon histoire de féministe », qui débuta lors d’un voyage…

J’avais 10 ans…

Mon premier souvenir de discrimination sexiste me vient d’un voyage en famille en Italie. J’avais alors une dizaine d’années. Nous logions dans la maison d’une famille de fermier et partagions un peu de leur quotidien.

Un jour, le fermier, prenant mon petit frère en sympathie, lui fit un grand honneur : celui de pouvoir s’assoir aux commandes de son tracteur. Impensable ! J’étais son ainée de quatre ans, et pourtant je me retrouvais, à la place, invitée à l’activité « lessiver le linge dans les bassines en plastique ».

J’étais folle de rage devant cette injustice ! (Maigre consolation, l’on ne me convia pas une seconde fois pour la lessive, ayant malencontreusement confondu la bouteille de savon avec celle d’eau de javel… Acte manqué ?)

Ce souvenir d’enfance m’a profondément marquée, pour l’injustice vécue face à cette non-invitation du fermier, négation de mon droit en tant qu’ainée, négation de ma présence… Pour lui, je n’existais même pas !

Mais, plus encore, mon désarroi a été renforcé par l’attitude de mes parents, garants et défenseurs de la justice à mes yeux d’enfant : ils n’ont tout simplement rien fait. Ils ont regardé avec amusement et fierté mon petit frère conduire le tracteur orange et m’ont dit que je devais accepter. Ne rien dire… Et sourire. Parce qu’ici, ce n’est pas chez nous. Ici, cela fonctionne autrement.

Ici, les filles ne peuvent pas conduire les tracteurs ?

Révélation, du haut de mes 10 ans : ailleurs, dans le monde, les filles n’avaient pas les mêmes droits que les garçons. Inacceptable ! Un parfum de révolution planait au-dessus de ma tête : il faut que cela change ! Avec les années, mes idées ont muri (un peu), mais mon indignation de petite fille est toujours la même.

De son enfance, il y a deux choses à ne jamais perdre : ses rêves et ses indignations.

Garder son âme d’enfance, c’est rester connecté avec l’essentiel et les valeurs que l’on chérit. Le respect. La justice. L’équité.

J’avais 10 ans lors de mon premier voyage à Venise

Le féminisme, une cause démodée ?

Ceux qui me connaissent auront sans doute un sourire aux coins des lèvres en lisant cet article. Ils savent que c’est un sujet sensible pour moi. Sensible parce qu’important.

Adolescente, je ne supportais pas de regarder avec ma famille, tous les dimanches soirs, les Westerns qui passaient à la télévision : ces héroïnes « cruches » (pour ne pas dire autre chose) avaient le don de m’exaspérer ! Jouant les femmes fortes, elles étaient pourtant incapables de gérer leur propre destin. Et dans tous les Westerns, il y a toujours cette fameuse scène d’amour (le point culminant de mon agacement lors du film !), où notre héroïne est prise de force dans les bras par le héros grand-beau-et-fort, qu’elle feint de résister quelques secondes (« Non, non, non, lâchez-moi sale brute ! ») pour finir par succomber à son baiser et à se transformer en pauvre petite chose dans les grands bras de notre gentil héros. Et à l’aimer inconditionnellement.

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela ? Parce que les images que l’on véhicule de la Femme au quotidien, à travers les films, publicités, magazines, l’imaginaire collectif… ne me laissent pas indifférente. Elles véhiculent nos représentations, influencent inconsciemment nos perceptions… et renforcent les inégalités et clichés des genres.

Donc non, le féminisme n’est pas une cause démodée !

Pour creuser sur le net…

À ce sujet, je vous invite à regarder cette vidéo TED qui m’a beaucoup marquée quand je l’ai découverte : les blagues sexistes, ça tue ! Et plus récemment, j’ai découvert l’humoriste Guillaume Meurice et ses chroniques à la radio France Inter, et je ne peux que vous conseiller d’aller l’écouter, que ce soit sur des sujets liés au féminisme (comme celle-ci sur le droit des femmes ou celle-ci sur le sexisme), le racisme, l’homophobie, la consommation de produits carnés… La série « Martin, sexe faible » est aussi intéressante, pour le regard « inversé » qu’elle nous propose sur la société. Ou encore le « reportage choc en immersion chez les féministes » de MadmoiZelle, avec entre autres la YouTubeuse (et actrice, vidéaste, chroniqueuse et écrivaine) Marion Seclin qui a également réalisé la vidéo ci-dessous : « t’es féministe mais ».

Je vous invite aussi à découvrir la chaine YouTube de Maud Bettina et Juliette Tresanini, « Parlons peu, mais Parlons ! », dont cette vidéo sur la journée des Femmes.

 

Féminisme et féminisme…

Le féminisme est souvent décrié à cause de l’image péjorative qu’on continue à avoir sur ces femmes « hystériques qui crient tout le temps pour rien »… Bref, pareil qu’à l’époque des suffragettes qui réclamaient le droit de vote. Mais le féminisme est un mouvement historique remontant loin dans le temps, certains allant même à lui trouver des racines dans l’Antiquité.

Le Féminisme est la notion radicale selon laquelle les femmes sont des personnes

Histoire et définition du féminisme

Le but du féminisme est simple (enfin, en théorie -même si, en théorie, la théorie et la pratique, c’est la même chose !-) :

Le féminisme vise à atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes.  Cette défense des droits des femmes se joue tant dans la société civile que dans la sphère privée, où se situent souvent les représentations les plus ancrées et insidieuses sur le rôle, la place et le droit des femmes.

En résumé, le féminisme a connu trois grandes époques à travers le temps :

  1. Fin XIXe siècle

    C’est au Siècle des Lumières que les premières revendications trouvent une trace concrète. Oubliées de la Révolution française, certaines femmes ont fait la différence, afin de faire entendre leur voix et que les réformes proposées incluent un texte instaurant l’égalité des hommes et des femmes devant la loi.

  2. Années 60

    Le Féminisme revient en force avec le Mouvement de Libération des Femmes (MLF) et Women’s Lib. Leur principale revendication : avoir le contrôle de leur propre corps (avortement, contraception).

  3. Années 90

    Le féminisme passe un peu de mode, mais est maintenu vivant par des militantes issues de groupes minoritaires (dans le sillage du Black Feminism, luttant pour défendre les droits de la femme noire, souvent oubliée par les mouvements classiques féministes).

Ma définition du féminisme

Personnellement, je pense que le féminisme, cela ne devrait pas être uniquement la lutte pour les droits de la femme. Mais bien celle contre toutes les formes de sexisme et d’inégalité basées sur le genre, quel que soit le genre ou l’identité sexuelle concernés (même si, on est d ‘accord, la moitié de la planète la plus discriminée sur notre planète est celle des femmes). Tendre vers une lutte pour les deux sexes et leur égalité, et non une lutte des sexes. Car le féminisme, ce n’est pas une menace envers les hommes ! L’égalité, ce n’est pas retirer des droits aux hommes, mais en ajouter aux femmes. À travers le féminisme, nous pouvons lutter contre tous les clichés et les inégalités des genres. Car oui, le féminisme, ce n’est pas uniquement pour les femmes, d’ailleurs de plus en plus d’hommes se définissent comme féministes.

Les hommes n’ont pas à être tous et toujours durs et forts, aimer les grosses voitures et la couleur bleue.

Les femmes n’ont pas à être toutes et toujours attitrées aux tâches ménagères, se maquiller et s’habiller en rose.

Cela surprend souvent, mais les hommes sont également victimes des clichés qui régissent socialement ce qui est acceptable/désirable/attendu de chaque sexe. Je vous invite à regarder le documentaire « The Mask You Live In » qui décrypte l’injonction de virilité (« sois un homme ! ») véhiculée dans notre société et ces impacts sur la façon dont se construisent les petits garçons et les hommes qu’ils deviennent.

Le féminisme ? L’égalité pour tous ! © Ludivine Cornaglia

Le féminisme aujourd’hui : pourquoi, comment ?

L’évolution en cours pour atteindre l’égalité Homme-Femme est bien réelle… mais la route à parcourir reste encore longue !

Les avancées sont inabouties et paradoxales. (Isabelle Attané, Carole Brugeilles, Wilfried Rault – auteurs de l’Atlas mondial des femmes)

Il y a des avancées dans un très grand nombre de domaines comme la santé, l’instruction… mais on voit aussi des situations se dégrader. (Isabelle Attané)

Défendre les droits des femmes, promouvoir l’égalité, lutter contre les injustices et discriminations… Cela a donc encore tout son sens ! Malgré certains chiffres et rapports alarmants (j’en parlerai peut-être dans un autre article sur la situation des femmes dans le monde), j’aime me dire qu’il y a de l’espoir, que ce soit à travers les signes d’évolutions notables, les initiatives et les mobilisations de certaines personnes engagées… Et puis, il ne faut pas oublier que chez nous, il n’y a pas si longtemps (quelques décennies à peine), les droits des femmes étaient encore très différents de ceux que nous avons aujourd’hui.

Il n’y a pas si longtemps…

En Belgique, il a fallu attendre 1948 pour que les femmes aient le droit de vote aux élections législatives et provinciales ; et 1973 pour qu’une femme mariée puisse ouvrir un compte bancaire sans son mari ! Le Moyen-Âge n’est pas si loin…

Et vous, est-ce que la thématique de la justice et de l’équité vous touchent ? La place de la femme à travers le monde est un sujet qui vous parle ? Des réflexions, inspirations ou expériences à nous partager ?

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43 réponses à “Comment le voyage m’a rendue féministe ”

  1. Tu étais plutôt précoce dis moi (et pour le féminisme et pour le voyage !) J’aime bien ta vision des choses et les 2 phrases « Une lutte POUR les deux sexes et leur égalité. Et non une lutte DES sexes. » résument bien la problématique, un peu comme l’évoque Kriss dans sa vidéo d’ailleurs, parfois, dans leur lutte, certains tombent dans une extrême qui porte atteinte aux valeurs même qu’ils cherchent à défendre. Et c’est le même soucis dans biens des cas de luttes entre pouvoirs/religions etc… l’égalité c’est un terme qui fait rêver mais qui est dur à appliquer tant les moeurs sont ancrés dans beaucoup de domaines…

    • Merci Romain pour ton message : cela fait plaisir de voir un homme s’intéresser à cet article ! 😉

      Précoce ? Peut-être… C’était un voyage en famille, une des premières fois où je quittais la Belgique ou la France pour partir en vacances. Et pour ce qui est du féminisme, je ne me suis pa dit à 10 ans « ça y est, je suis féministe ! » 😉 Je pense que les enfants portent très tôt en eux les valeurs de justice et d’équité. Personnellement, l’injustice est sans doute la chose que j’ai le plus de mal à accepter (enfin, non, je ne l’accepte pas du tout !) – à gérer, disons ! Ce trait de caractère a été renforcé par l’éducation que j’ai reçue de mes parents… Même si, dans l’histoire que je vous partage ici, leur réaction m’avait scandalisée à l’époque (d’autant plus qu’ils se montraient tellement vigilants à garder une équité entre nous tous).

      L’égalité est effectivement un petit mot qui soulève bien des questions : tellement difficile à appliquer ! Je pense, comme tu le dis, que les moeurs sont ancrées profondément et produisent une résistance au changement… Surtout que ces moeurs concernent le plus souvent le cadre de la vie privée (place/rôle de la femme, répartition des tâches, droits et liberté dans le cadre privé…) : c’est sans doute à ce niveau qu’il y a le plus de travail à faire et sûrement là également que c’est le plus difficile d’agir.

      Mais j’en reparlerai dans de prochains articles atour du dossier « Voyage & Féminisme » (car comme je l’ai laissé entendre à différents moments, ceci n’est que le début ! 😉 ).

  2. J’avais été très marquée lors de notre premier TDM par la place (ou l’absence de place…) de la femme dans la société indienne. Un exemple tout bête mais marquant, quand je payais on rendait la monnaie à mon conjoint… Cela avait participé à l’impression mitigée que m’avait laissé ce périple indien. Mais comme tu le dis, il ne faut pas oublier non plus que « chez nous », l’égalité homme-femme est loin d’être acquise… Il n’y a qu’à voir les différences salariales dans le privé entre les hommes et les femmes, à compétences égales. Les entretiens d’embauche où on te demande si tu veux des enfants (et toutes les personnes qui trouvent cette question tout à fait normale « ben oui tu comprends c’est important pour un employeur de savoir qu’il peut compter sur la personne… ». Les cris d’extase des proches lorsque dans un couple c’est l’homme qui fait la vaisselle ou la lessive (c’est vrai que c’est cool, mais pourquoi pas de cris d’extase quand c’est une femme qui s’occupe de cela??). Et je pourrais t’en citer des listes et des listes, de tels exemples… Et tout cela, dans notre société « moderne » et « avancée » commence par de petites choses qui semblent anodines… la petite fille qui ne monte pas sur le tracteur… la petite fille à qui on dit qu’elle est jolie alors qu’on dit à son frère qu’il est fort… Bref, il y a du boulot encore !!

    • Merci Aurélie pour ton partage d’expérience.

      L’exemple « anodin » de la monnaie rendue à ton conjoint en Inde, je le retrouve ailleurs… et même chez nous : j’aime faire le test, au restaurant, de demander moi-même l’addition, et d’observer ensuite où le serveur posera la note. Devant moi ? Mon conjoint ? Au centre (pour les indécis ^^ !) ? Idem pour le retour de monnaie… L’argent reste encore (consciemment ou pas) un domaine « d’Homme », même chez nous.

      La question de la grossesse à l’entretien d’embauche me révolte, et pourtant elle est si souvent présente ! Et évidement, posée uniquement à des femmes. Comme ces femmes à haute responsabilité (dans les entreprises ou en politique) auxquelles on demande toujours comme elles font pour concilier leur travail et leur vie de famille… Question que l’on ne pose que très rarement aux hommes dans des positions équivalentes !

      Comme tu le soulignes très bien, l’objectif d’égalité des sexes est encore très loin d’être atteint dans nos sociétés dites « modernes » et « évoluées ». Le problème, c’est que c’est insidieux, inconscient… et que le mot « féminisme » ne fait plus réagir personne (ou si, mais négativement, avec des rires sarcastiques ou des yeux levés au ciel, car « ça ne sert plus à rien chez nous de nos jours »).

      Quel plaisir de lire des commentaires comme le tien : cela montre à quel point nous sommes nombreux à réaliser les manquements et le chemin qu’il nous reste à faire. Et pour ceux pour qui ce n’est pas encore clair, j’espère que ce genre d’article pourra éveiller quelques consciences et lancer le débat…
      Au plaisir de te lire (d’autres articles sur cette thématique sont en préparation autour d’un dossier spécial « Voyage & Féminisme ») 🙂

  3. Très bon article. Je salue notamment le paragraphe évoquant le besoin d’arrêter de parler de féminisme et d’aller vers l’égalitarisme. Oui les injustices envers les femmes sont plus nombreuses mais adopter une position monolatéral n’est à mon sens vraiment pas la bonne chose à faire pour être crédible.
    Il serait plus facile de rallier les hommes à cette cause s’ils comprennent que l’on défend également leurs libertés.

    Ah et pour le voyage, triste chose. Certaines situations me sont tellement insupportables que je préfère ne plus visiter certains pays (sentiment d’impuissance et d’intense colère vis à vis du retard de certaines société).

    • Merci Noon pour ton retour sur cet article spécial qui me tient à coeur !
      Le terme féministe recouvre des réalités si multiples, des convictions et des manières de revendiquer si différentes… qu’il faudrait peut-être le faire évoluer. Et puis, je trouve qu’il provoque un biais de perception : le féminisme aux femmes et pour les femmes. Alors que ce mouvement devrait être l’affaire de tous et pour tous.

      Je comprends ton malaise devant certaines injustices trop poignantes/violentes/profondes… et ta difficulté à voyager dans ces pays. L’injustice me provoque également un grand sentiment d’impuissance et une colère qui gronde en moi. La première fois que j’ai vécu ces émotions, c’était en Bolivie, lors de mon premier grand voyage au long cours (et premier voyage hors Europe) : voir toute cette pauvreté, ces inégalités sociales, cette misère humaine… me révoltait. Tout autant que mon sentiment d’impuissance face à ces enfants qui me demandaient de l’argent de la rue. Un premier choc de voyageuse que je garderai toujours en moi.

  4. J’ai beaucoup aimé l’article, il fait réagir… Il est vrai qu’il y a encore BEAUCOUP de progrès à faire en matière d’égalité des sexes en France (bien que la situation soit pire dans certains pays…).

    • Merci Pierre pour ton message et de me partager ta réaction suite à cette petite réflexion.
      L’égalité des sexes n’est encore qu’une belle théorie pour le moment, et ce partout sur notre petite planète.
      En parler pour conscientiser et faire évoluer les mentalités, en commençant par « être le changement que l’on veut voir dans le monde » 🙂 

  5. Merci pour cet article et j’ai hâte de suivre les développements que tu vas écrire. Je suis féministe également, j’avoue avoir du mal à comprendre comment on ne peut l’être, mais dans la même conception que toi, sans le radicalisme que l’on t’accuse d’avoir.
    Personnellement, pas eu besoin de partir en voyage. Il suffit souvent de regarder le foyer de ses parents ou de ses grands-parents pour voir les inégalités. Bien sûr, une fois en voyage, l’on voit plus de choses, mais je souhaiterai que les mentalités changent plus chez nous, il y a encore tellement de chemin à faire…

    • Merci beaucoup Lucie pour ton message et le partage 🙂 Contente de savoir que ce projet d’écriture t’intéresse.

      Comme tu le dis, pas besoin de regarder loin pour se confronter à ce problème. Mais parfois (souvent ?), c’est plus facile de regarder chez le voisin que chez soi ! Et c’est aussi de cela que je souhaite parler dans mes futurs articles.
      Comme je le raconte dans un des commentaires, me confronter au monde du travail en entreprise dans un milieu hyper-masculin a été une vraie « claque » pour moi. La route est encore longue !
      Et si c’est assez évident d’observer des problèmes de sexisme dans la sphère professionnelle, les signes présents dans la sphère privée sont encore plus difficiles à remettre en question.

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